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En raison de la crise sanitaire mondiale, les pharmacies ont été fortement sollicitées par les consommateurs cette année. Mardi dernier, l’Ordre des pharmaciens a fait état d’une hausse des agressions dans les officines depuis le début de l’année 2020. Celui-ci alerte également sur un climat d’insécurité régnant du côté des laboratoires de biologie médicale.

Le nombre d’agressions signalées en 2020 a beaucoup augmenté

Le nombre d’agressions signalées à l’encontre des pharmaciens a presque doublé de janvier à novembre. 523 agressions ont notamment été signalées pendant ces onze mois, contre 303 tout au long de l’année 2019, a précisé l’Ordre national des pharmaciens dans un communiqué. L’on a donc constaté une hausse de 73 % des agressions des pharmaciens d’officine cette année.

Cette hausse serait liée au contexte sanitaire inédit, qui a occasionné l’anxiété générale de la population, exacerbée durant le premier confinement. Par ailleurs, un pic du nombre d’agressions aurait été constaté pendant cette période, c’est-à-dire de mars à mai. Sur toutes les agressions signalées depuis janvier, 58 % sont des injures et des menaces tandis que 44 % correspondent à des vols.

Le nombre de vols et de cambriolages a également fortement augmenté entre mai et mars. L’argent liquide était le premier motif des cambriolages en officine. Cependant, certaines déclarations indiquent que les malfaiteurs étaient à la recherche de masques et de gel, qui étaient particulièrement sollicités pendant cette période.

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L’Île-de-France : la région la plus touchée

L’Île-de-France est de loin la région la plus touchée, devant les Hauts-de-France et l’Occitanie, tandis que la situation à Mayotte est jugée très préoccupante. Avec un total de 111 déclarations déposées, l’Île-de-France concentre 22 % des agressions entre janvier et fin novembre. Sur la totalité de ces déclarations, 72 % concernent des vols et 28 % des agressions. De leur côté, les régions Hauts-de-France et Occitanie concentrent respectivement 16 % et 12 % des déclarations.

L’Ordre national des pharmaciens est également particulièrement inquiet pour les laboratoires de biologie médicale. « Si les chiffres ne permettent pas de rendre compte de la réalité du terrain (très peu de déclarations à l’Ordre), les remontées des biologistes médicaux soulignent une nette augmentation des agressions, injures et menaces, notamment du fait des files d’attente devant les laboratoires pratiquant les tests de dépistage de la Covid-19 », indique-t-il dans son communiqué.

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