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Les nouvelles annonces de Jean Castex de jeudi 10 décembre ont fait l’effet d’une bombe dans le milieu de la culture. Alors que les établissements devaient rouvrir leurs portes le 15 décembre, ce moment très attendu à été repoussé de trois semaines.

De nouvelles mesures qui mettent à mal le monde culturel

Alors que les fêtes de fin d’année approchent à grands pas, la pandémie de Covid-19 ne faiblit pas, forçant les Français à modifier leurs plans. C’est en ce sens que Jean Castex a annoncé de nouvelles mesures lors de son allocution du jeudi 10 décembre. Les déplacements seront autorisés pour Noël, mais interdits pour le Nouvel An, a annoncé le Premier ministre.

En effet, l’évolution du coronavirus inquiète les scientifiques qui demandent le respect des gestes barrières. Cette hausse de cas positifs met à mal le monde de la culture (éteint depuis le mois d’octobre), qui devait faire son grand retour le 15 décembre, date du déconfinement. Pourtant, le gouvernement demande aux cinémas, théâtres, musées et salles de spectacle de rester fermés jusqu’au 7 janvier en fonction de l’évolution de l’épidémie. Cette interdiction a de grosses conséquences, notamment sur le moral des professionnels.

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La réaction des professionnels

Afin de se montrer compréhensif, Jean Castex sait « combien ces décisions sont difficiles à accepter », mais terriblement importantes pour le pays. En effet, le Premier ministre a indiqué : « Prendre cette décision (…) nous a été particulièrement douloureux, croyez-le bien. Je sais à quel point le secteur culturel s’était préparé, que les artistes ont répété, que toutes les filières étaient mobilisées, que tout était prêt pour que les rideaux se lèvent et les écrans s’illuminent. »

Toutefois, ces mots n’ont pas suffi à calmer la colère des artistes. Le président du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) a déclaré à l’AFP qu’« aucune concertation n’a été menée avec nous : on ne comprend pas cette décision ».

Les professionnels du monde culturel pointent du doigt un manque de clarté, sont déçus et se sentent abandonnés. Didier Deschamps, directeur du théâtre de Chaillot, est clair : « La classe politique en général gagnerait beaucoup à fréquenter les lieux de culture. Ils mesureraient peut-être qu’on est aussi vital que le commerce du coin, ou la possibilité d’aller à la messe. » Enfin, l’Académie des César a simplement tweeté : « Un monde sans culture est un monde sans avenir. »

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