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Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’addiction aux jeux et à Internet a maintenant intégré la Classification internationale des maladies. Cette addiction se serait intensifiée en raison du confinement causé par la pandémie. Des scientifiques ont même déjà trouvé un traitement qui réduirait les symptômes du trouble de l’addiction aux jeux et l’utilisation excessive d’Internet. Ce processus porte le nom de PROTECT.

Comment ça marche ?

PROTECT est une intervention qui nécessite une approche de thérapie cognitivo-comportementale ou TCC. Cette approche a principalement pour objectif de diminuer les manifestations d’une multitude de problèmes de santé mentale, afin de développer la régulation émotionnelle, pour traiter plusieurs maladies comme la dépression, l’anxiété et les troubles liés à la consommation de drogue ou d’alcool.  

Pour la première fois, l’étude publiée dans la revue JAMA Network Open s’est portée sur un groupe d’individus de 422 élèves âgés de 12 à 18 ans, issus d’établissements différents. Dans un premier temps, les élèves ont été amenés à former deux groupes distincts : le premier, composé de 167 personnes qui ont suivi le programme PROTECT ; tandis que l’autre groupe de 255 élèves a servi de groupe témoin auquel PROTECT n’a pas été appliqué et faisant l’objet de comparaison à la fin du temps imparti de l’étude, qui a duré 12 mois.

Des psychologues ont effectué au sein du premier groupe quatre séances de 90 minutes de TCC. Ils ont abordé les facteurs à l’origine des troubles comme l’ennui, mais également les problèmes d’anxiété sociale, dans le but d’inculquer des modèles de pensée positive et intégrer un nouveau comportement aux élèves.

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Des résultats mitigés

Les douze mois écoulés, place au verdict. Les scientifiques n’ont pas été pour autant satisfaits des résultats. Le premier groupe ayant suivi le programme a présenté 39,8 % de chute de l’intensité des symptômes du trouble de l’addiction aux jeux vidéo et à Internet. Par ailleurs, le groupe témoin a révélé une baisse de 27,7 %. 

En fin de compte, pour les scientifiques, l’écart n’est pas considérable. Ils attestent que la prévention doit se faire avant même l’apparition des symptômes. Les prochaines études devraient également prendre en compte les facteurs qui favoriseraient les chances d’apparition des troubles tels que l’âge et les premières manifestations, selon les scientifiques.  

Les troubles liés aux jeux et à Internet inquiètent particulièrement les scientifiques depuis le début de la pandémie de Covid-19 en raison de l’ennui et de l’isolation que cette pandémie a pu provoquer. De ce fait, ils tentent de désamorcer la bombe et, grâce à PROTECT, ils pourraient être sur la bonne voie.

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