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Raja Ampat : « Le dernier paradis sur Terre » aux 1 500 îles et à la biodiversité exceptionnelle

Un véritable sanctuaire

— © Sfw_2503 / Wikimedia Commons

L’archipel dense de Raja Ampat, en Indonésie, fait partie des habitats marins les plus riches de la planète. Sa nature isolée permet à une faune et à une flore remarquables de prospérer, ce qui lui vaut d’être souvent présenté comme l’ultime paradis terrestre.

Une faune marine exceptionnelle

Le principal moyen de rallier ce vaste sanctuaire sauvage est de prendre un ferry au départ de la ville de Sorong, après avoir atteri à Jakarta ou Makassar. Situé au sein du « triangle de corail » de l’océan Pacifique oriental, Raja Ampat abrite certains des récifs les plus sains de la planète, qui ceinturent ses plus de 1 500 îles, dont les quatre principales (Waigeo, Misool, Salawati et Batanta) font référence à autant de rois mythiques.

Parmi les espèces uniques évoluant dans ses eaux, Hemiscyllium freycineti, espèce de requin marcheur se déplaçant sur le fond marin en utilisant ses nageoires pectorales et pelviennes. Autre squale intrigant : le requin-wobbegong à franges (Eucrossorhinus dasypogon), au corps aplati et à la peau couverte de motifs marbrés, lui permettant de se fondre dans son environnement.

Les populations de raies manta géantes océaniques (Mobula birostris) et de récif (Mobula alfredi) de l’archipel présentent également le plus fort taux de mélanisme, ou hyperpigmentation, au monde. On pense également que cette coloration uniforme et sombre les aiderait à tromper la vigilance de leurs proies.

Menée sur plusieurs années, une étude portant sur plus de 500 groupes sociaux de M. alfredi a révélé comment ces poissons cartilagineux, proches parents des requins, interagissaient et nouaient d’étroits liens sociaux.

Orchidées rares

Il s’avère que les îles de Raja Ampat, couvertes de forêts tropicales humides, abritent également une flore unique et encore peu explorée.

En 2024, une équipe de scientifiques s’était lancée à l’assaut du mont Nok, sur l’île de Waigeo, dans l’optique d’y redécouvrir une espèce d’orchidée d’un bleu délicat que l’on pensait disparue depuis longtemps.

Couronnée de succès, cette expédition a permis de confirmer la présence de Dendrobium azurueum, et par ailleurs révélé celle d’une espèce rouge vif nouvelle pour la science : Dendrobium lancilabium.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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