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Nous savons maintenant quand les humains modernes ont commencé à se reproduire avec Néandertal

On estime qu'entre 1 et 4 % de l’ADN des populations non africaines modernes provient des Néandertaliens

Neandertaliens
— Gorodenkoff / Shutterstock.com

Disparus il y a environ 40 000 ans, les Néandertaliens continuent de « vivre » à travers le génome de la plupart des humains modernes. Des chercheurs ont récemment pu déterminer précisément quand ces premiers métissages avaient eu lieu.

Métissage préhistorique

On estime qu’entre 1 et 4 % de l’ADN des populations non africaines modernes provient des Néandertaliens. Si ces gènes ont contribué à façonner notre apparence physique et notre physiologie, jusqu’à présent, les chercheurs n’avaient pas été en mesure d’établir précisément quand ces échanges génétiques s’étaient produits pour la première fois. C’est désormais chose faite, grâce à de nouveaux travaux pré-publiés sur le serveur bioRxiv.

L’étude a impliqué l’examen des génomes de 59 Homo sapiens, datant de 45 000 à 2 200 ans. Parmi eux, 33 vivaient il y a plus de 10 000 ans, dont l’Homme de Ust-Ishim, découvert en Sibérie occidentale.

À l’aide d’un logiciel, les scientifiques les ont comparés à ceux de 275 humains modernes provenant du monde entier. Ce qui leur a permis de retracer précisément l’évolution des gènes néandertaliens au fil des millénaires et de déterminer combien de générations avaient été nécessaires pour qu’ils divergent comme ils l’ont fait.

« La mesure de la covariance d’ascendance pour chacun des seize individus ayant vécu entre 40 000 et 20 000 ans indique que ce transfert génétique s’est produit entre 321 et 950 générations avant que ces individus ne vivent », écrivent les auteurs de l’étude. En d’autres termes : les premiers métissages entre Homo sapiens et Néandertaliens sont intervenus il y a un peu plus de 47 000 ans, et se sont poursuivis pendant près de sept millénaires.

Héritage génétique

Les analyses réalisées jusqu’à présent indiquent que cet héritage néandertalien n’est pas réparti de façon homogène : certaines régions de notre génome en sont totalement dépourvues, tandis que d’autres renferment des niveaux exceptionnellement élevés de variantes néandertaliennnes, suggérant qu’une grande partie du matériel génétique de notre cousin était délétère et ait été éliminé par la sélection naturelle.

En étudiant les « candidats à l’introgression adaptative », les chercheurs ont découvert 347 gènes néandertaliens bien conservés dans les populations anciennes et actuelles. Liés à la pigmentation de la peau, au métabolisme et à l’immunité, ceux-ci se seraient révélés immédiatement bénéfiques aux humains modernes, « confrontés à de nouvelles pressions environnementales ».

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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