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Joséphine Baker, la résistante

Originaire des Etats-Unis, Joséphine Baker est née 1906 dans une famille d’artiste. Sa mère est danseuse et son père musicien. A l’âge de 13 ans seulement, elle quitte l’école pour se marier. En 1920, elle divorce et rejoint un trio d’artistes de rue, le Jones Family Band. En 1921, elle épouse Willie Baker, un jeune homme rencontré en tournée. Pour gagner sa vie, elle se produit au Standart Theather à Philadelphie. Mais Joséphine Baker voit grand et décide un an plus tard de quitter son second mari pour partir à la conquête de New-York. Elle obtient de petits rôles dans des spectacles à Broadway avant d’intégrer la comédie musicale Shuffle Along puis le Plantation Club. Là-bas, elle fait la connaissance de Caroline Dudley Reagan, l’épouse de l’attaché commercial de l’ambassade américaine. Cette dernière voit chez Joséphine un potentiel et lui propose le premier rôle dans un spectacle à Paris.

En 1925, elle est la vedette de la Revue Nègre au Théâtre des Champs-Elysées. Avec son pagne de bananes, elle provoque le scandale puis l’engouement générale. Joséphine Baker devient alors l’égérie des cubistes. En 1927, après une tournée en Europe, elle dirige la revue des Folies Bergères accompagnée d’un léopard et se lance dans la chanson. En 1937, la star décide de prendre la nationalité française en épousant Jean Lion. Pendant la la Seconde Guerre mondiale, elle devient un agent du contre-espionnage, dans les services secrets de la France Libre. Elle utilise notamment ses partitions musicales pour dissimuler des messages importants. Ses activités lui vaudront d’ailleurs la médaille de la résistance française. Après la guerre, Joséphine Baker vit en Dordogne avec les douze enfants de toutes origines qu’elle a adopté. Elle utilise alors sa notoriété pour lutter contre le racisme et apporte son soutien à Martin Luther King. Elle remontera ensuite quelques fois sur scènes avant de décéder d’une attaque cérébrale en 1975.

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