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Des fossiles cachés vieux de 445 millions d’années éclairent une extinction massive majeure

On estime que 85 % de la vie marine a disparu lors de l’extinction de l’Ordovicien supérieur

— Esteban De Armas / Shutterstock.com

L’examen d’un échantillon de roche microscopique a révélé 20 fossiles marins, fournissant un aperçu unique des conditions qui prévalaient peu de temps avant l’extinction de l’Ordovicien supérieur.

Huit espèces différentes de radiolaires primitifs

Mis au jour dans le sud-ouest de la Chine en 2018, ce trésor paléontologique s’est avéré remonter à 445 millions d’années, soit un million environ avant le début de la seconde pire extinction intervenue au cours du dernier demi-milliard écoulé. Son examen a révélé la présence des fossiles de plusieurs radiolaires primitifs, organismes planctoniques unicellulaires au squelette siliceux, dans un échantillon de la taille d’un grain de sable.

Au total ce sont huit espèces différentes (dont une entièrement nouvelle pour la science baptisée Haplotaeniatum wufengensis), représentant cinq genres, quatre familles et trois ordres qui ont été identifiées.

D’après les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Royal Society Open Science, la surface ainsi que les structures internes de ces différents spécimens ont été remplis de bitume, ce qui explique leur degré exceptionnel de préservation.

« Leur nombre élevé et leur diversité indiquent que les écosystèmes marins étaient prospères et dynamiques peu avant l’extinction de l’Ordovicien supérieur [qui a causé la disparition de 85 % de la vie marine] », note Patrick Smith, du Service géologique de Nouvelle-Galles du Sud. « Les océans étaient alors bien plus riches sur le plan biologique qu’on ne le pensait auparavant. Surtout au niveau microscopique, avec des communautés de plancton florissantes à l’aube de bouleversements environnementaux majeurs. »

Exemples de radiolaires identifiés— © Aitchison et al. / Royal Society Open Science 2026

Approche non destructive

Traditionnellement, étudier ce type de témoignages impliquait leur dissolution à l’aide de composés acides. Une méthode extrêmement destructive selon Jonathan Aitchison, de l’université du Queensland.

Dans ce cas, le chercheur et ses collègues se sont tournés vers les rayons X et le synchrotron de l’Organisation australienne pour la science et la technologie nucléaire. Le dispositif a généré des scans 3D ultra-détaillés de la structure interne du fragment de roche.

Globalement, ces nouvelles découvertes suggèrent que la réanalyse de roches de l’Ordovicien supérieur à l’aide d’une telle technique pourrait révéler de nouvelles espèces marines depuis longtemps disparues.

Il y a trois ans, des scientifiques australiens avaient découvert une structure géologique titanesque s’étant également formée il y a 445 millions d’années.

Par Yann Contegat, le

Source: New Scientist

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