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Comme on pouvait s’y attendre, le reconfinement a été un casse-tête à de nombreux niveaux, notamment en ce qui concerne les commerces qui ont encore le droit d’ouvrir. Parmi les points de discorde énoncés, nous pouvons citer les librairies. Si ces dernières n’ont pas le droit d’ouvrir en France, ce ne sera pas le cas en Belgique.

Le loisir et la santé mentale considérés comme essentiels en Belgique

Tout comme la France, la Belgique a récemment décidé que le pays devait de nouveau avoir recours au confinement pour limiter la propagation du Covid-19. Les mesures appliquées par les deux pays sont cependant différentes. Si certains établissements commerciaux belges seront fermés durant les six semaines à venir, certains autres pourraient continuer à travailler à la condition qu’ils soient considérés comme étant des commerces essentiels. Si les magasins d’alimentation, les pharmacies et les stations-service figurent très certainement sur la liste des magasins essentiels, ce sera également le cas des librairies.

À l’opposé de la France, les libraires belges auront effectivement le droit d’ouvrir leur magasin durant ce nouveau confinement, selon l’arrêté ministériel du gouvernement du Premier ministre Alexander De Croo. Rappelons que cela n’a pas été le cas durant le premier, mais cette fois-ci, les librairies ont été jugées nécessaires pour « maintenir en vie cette forme de culture », a rapporté le journal belge Le Soir. « Il nous semble essentiel de développer une attention à l’égard des plus fragiles, mais aussi au niveau de la santé mentale de tous les Belges », a notamment expliqué le vice-Premier ministre belge, Georges Gilkinet.

« La culture a un rôle énorme à jouer en la matière… parce qu’il n’y a rien de mieux que d’ouvrir un livre pour s’évader de la situation terrible que nous vivons », a-t-il ajouté. Plus qu’un simple souci de divertissement, la décision de laisser les librairies ouvertes est aussi liée à un souci d’équité. « La Belgique n’allait pas faire à nouveau un énorme cadeau à Amazon », a ajouté le journal. Outre les librairies, les marchands de journaux, les magasins de bricolage, les commerces de tissus d’habillement et d’articles de mercerie, les jardineries, les fleuristes et pépinières ainsi que les magasins de télécommunications – à l’exception de ceux qui ne vendent que des accessoires – pourront continuer à travailler.

Un confinement plus flexible en Belgique qu’en France

Classer tous ces établissements en tant que « commerces essentiels » est une façon pour le gouvernement belge de les épargner face aux géants de l’e-commerce. Bien évidemment, tous les établissements commerciaux qui auront le droit d’ouvrir sont tenus de respecter les précautions sanitaires en vigueur dans le pays. Par ailleurs, si les autres types de commerces ne sont pas autorisés à ouvrir leur magasin, les autorités belges ont précisé qu’ils pouvaient toujours continuer de travailler en ayant recours aux livraisons et au système « click and collect ».

Du côté de la France, la revendication des libraires pour pouvoir ouvrir pendant le confinement continue. Une pétition a même été lancée par 250 professionnels, dont des libraires, des écrivains, des éditeurs, des journalistes et même des lecteurs. Le gouvernement reste cependant inflexible sur le sujet, et jusqu’à présent, rien ne porte à croire que les librairies françaises pourront rouvrir. Pour venir en aide aux librairies et autres commerces de proximité, certains maires ont décidé de leur donner l’autorisation d’ouvrir durant le confinement. Mais même avec ces autorisations, cela reste illégal.

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