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Alzheimer : des nanoparticules stimulent la formation de nouveaux neurones et inversent le déclin cognitif

Une cible prometteuse

neurones cerveau
— MattLphotography / Shutterstock.com

Lors d’essais précliniques, des injections de nanoparticules ont stimulé la formation de nouveaux neurones chez la souris, permettant de restaurer les capacités cognitives des spécimens traités.

Cibler la protéine PTBP1

La maladie d’Alzheimer se caractérise par une inflammation des tissus cérébraux à l’origine d’une perte progressive de neurones dans des régions clés telles que l’hippocampe. Notre cerveau ne pouvant les remplacer suffisamment rapidement, cela se traduit par une perte progressive et aujourd’hui irréversible des capacités cognitives.

Si les traitements actuels ciblent l’inflammation, afin de ralentir le déclin cognitif, les astrocytes constituent une cible prometteuse pour l’inverser. Lorsque certaines conditions sont réunies, ces cellules spécialisées en forme d’étoile, normalement chargées de réguler l’environnement chimique des neurones, peuvent en effet se différencier en cellules nerveuses.

La protéine 1 de liaison aux séquences de polypyrimidine (PTBP1), qui se fixe à l’ARN des astrocytes, constitue le principal obstacle à cette « transformation », Peisheng Xu, de l’université de Caroline du Sud, et ses collègues ont développé un nanogel permettant de la cibler spécifiquement dans le cerveau.

Intégrant des nanoparticules, leur Nano-ERASER transporte en toute sécurité des anticorps spécifiques à la PTBP1 à travers la barrière hémato-encéphalique. Grâce à un système de dégradation sélectif, il a permis de l’inhiber chez des rongeurs adultes, atteints ou non de la maladie d’Alzheimer.

— Marques / Shutterstock.com

De premiers résultats impressionnants

Chez les souris souffrant de cette forme de démence, la manifestation la plus évidente du déclin cognitif est leur incapacité à construire un nid. Quelques semaines après avoir reçu la fameuse injection, les spécimens atteints d’Alzheimer se sont grandement améliorés dans cette tâche, et trouvaient également plus facilement leur chemin dans des labyrinthes, signes d’une meilleure mémoire et d’une meilleure capacité à se repérer spatialement.

« Cela montre que les nouveaux neurones formés peuvent arriver à maturité et survivre », écrivent les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Cell Biomaterials. « Nous avons également observé une densité neuronale bien plus élevée chez les souris traitées. »

Bien évidemment, davantage de recherches seront nécessaires avant d’envisager des essais cliniques. Mais ces premiers résultats prometteurs suggèrent qu’une telle approche pourrait un jour permettre de traiter directement le déclin cognitif sévère chez les personnes souffrant de démence.

Plus tôt cette année, des chercheurs avaient identifié trois facteurs à même de retarder son apparition de 12 ans.

Par Yann Contegat, le

Source: New Atlas

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