Le yoga et la méditation ont de nombreux effets bénéfiques sur le cerveau, cette étude le prouve

Une nouvelle étude vient de prouver les bienfaits du yoga et de la méditation sur le cerveau. Ainsi, une retraite de 3 mois augmenterait la croissance des neurones, ferait baisser l’inflammation générale et entrainerait une meilleure résilience. Le Daily Geek Show vous en dit plus. 

 

UNE NOUVELLE ÉTUDE SUR LES BIENFAITS DU YOGA

Une étude menée par l’Université de Californie et publiée dans Frontiers in Human Neuroscience démontre encore une fois les bienfaits du yoga et de la méditation sur notre corps. La retraite de 3 mois qui a été proposée aux volontaires de l’étude a en effet triplé les facteurs de croissance de leur cerveau !

« Nous voulions voir si le facteur neurotrophique issu du cerveau [ou BDNF], connu pour promouvoir l’aptitude du cerveau (mémoire, apprentissage), la plasticité neuronale et le développement de nouvelles synapses (connexions), serait augmenté avec ce type de pratiques”, explique Baruch Rael Cahn, le coauteur de l’étude.

L’étude a été menée sur 38 participants âgés en moyenne de 34 ans. Elle s’est déroulée sur 3 mois sous forme d’une retraite comprenant tous les jours 2 heures de yoga, 2 heures de méditation et une alimentation végétarienne. Pour tester les effets d’un tel traitement, ils étaient régulièrement soumis à des analyses de salive pour évaluer l’hormone du stress, de sang pour mesurer le taux de BDNF et des facteurs d’inflammation et à des questionnaires de mesures psychologiques.

LE YOGA BÉNÉFIQUE POUR NOTRE CERVEAU ET NOTRE CORPS

Les résultats attestent que les volontaires souffrent moins d’anxiété, de dépression et de plaintes corporelles d’après leurs propres dires. Les mesures biologiques, indiquent quant à elles des résultats allant dans le même sens. Le taux de BNDF plasmatique a été multiplié par 3. Il est un marqueur de bien-être psychologique puisqu’inversement corrélé au niveau d’anxiété. Cela s’explique par le fait d’être en dehors de la vie quotidienne mais aussi d’être plus stimulé.

Le taux de cortisol, l’hormone qui active l’organisme le matin en lui donnant l’énergie pour endurer la journée, est également bien plus élevé chez les personnes ayant fait cette retraite. “Le corps doit mobiliser des ressources pour s’engager dans les activités quotidiennes », commente Baruch Rael Cahn. « Quand il le fait de manière plus robuste, c’est également un marqueur de bien-être.” L’inflammation générale, qui est facteur de risque pour la santé est elle en baisse.

Il reste toutefois à déterminer ce qui est attribuable au yoga et à la méditation et ce qui est attribuable au groupe, à l’éloignement de la vie quotidienne, à l’alimentation et aux professeurs. Pourtant Baruch Rael Cahn en est sûre : “notre étude suggère que les pratiques intensives de l’esprit et du corps comme la méditation et le yoga ont un impact important sur les marqueurs biologiques de la forme physique et mentale, de la résilience et du bien-être en général. Les retraites intensives de long terme peuvent donc constituer un moyen particulièrement efficace de tirer parti de ces pratiques.”


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