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Comment nos yeux restent-ils fixés sur ce que nous cherchons ?

Cela peut sembler évident, mais la mise au point visuelle nécessite un processus cérébral sophistiqué

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Un processus cérébral sophistiqué, nécessitant un timing et une synchronisation délicats, nous permet de nous concentrer sur ce que nous voulons voir. Mais comment fonctionne l’œil et pourquoi la mise au point visuelle est-elle si importante dans le processus visuel ? Sans ce mécanisme naturel, la vie ne serait pas telle que nous la voyons, et nous allons vous expliquer pourquoi !

Qu’est-ce que la mise au point visuelle ?

La mise au point visuelle, également appelée « ancrage du regard », est une série de mouvements oculaires internes qui nous permettent de nous adapter à notre environnement et de voir clairement ce qui se trouve devant nous.

Les rayons lumineux qui entrent dans la pupille doivent être focalisés sur la rétine pour que l’on puisse voir clairement. Si ce n’est pas possible, et que les rayons se focalisent devant ou derrière la rétine, des anomalies telles que la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme se développent, et toute mise au point est perdue. Par conséquent, quelle que soit la distance à laquelle se trouve l’objet qui libère ces rayons, le muscle ciliaire bouge et s’ajuste, permettant au cristallin de s’adapter et de concentrer les rayons sur la rétine.

C’est pourquoi, lorsque nous fixons un objet de près, tout ce qui se trouve devant ou derrière lui est entièrement flou. Notre cerveau dit à notre œil ce qu’il veut voir, et notre œil, par le biais de la mise au point visuelle, fournit l’image dont il a besoin. C’est la théorie du fonctionnement de l’œil, mais il existe des moyens très pratiques de le comprendre un peu mieux.

3 façons de connaître le fonctionnement de l’œil

Maintenant que nous savons ce qu’est la mise au point visuelle, il est temps de découvrir, de trois manières très simples, comment notre œil réagit à différents défis.

Comment l’œil fonctionne à courte distance ?

Tout ce dont nous avons besoin dans ce scénario est un téléphone portable et un stylo dans une main. Il suffit de garder l’un plus proche que l’autre, les deux dans la même ligne de mire, et d’essayer de se concentrer sur les deux simultanément. Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas possible, et notre cerveau doit donc indiquer à nos yeux sur quel élément se concentrer visuellement, par exemple celui qui est le plus proche. Ensuite, sans tourner la tête, nous devons simplement faire la mise au point sur l’objet le plus éloigné… et l’objet le plus proche devient flou !

Comment fonctionne l’œil à moyenne distance ?

La même expérience que nous avons réalisée à quelques centimètres de nos yeux peut être répétée à quelques mètres de distance. Placez un objet à deux mètres de vous, un autre à trois mètres et un objet sur le mur à quatre mètres, par exemple. Essayez ensuite de regarder ces trois objets avec précision, et si vous n’y arrivez pas, dites à votre cerveau que vous voulez vous concentrer sur chacun d’eux séparément, et c’est là que la magie opère !

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Comment l’œil fonctionne à longue distance ?

Le phénomène d’accommodation se produit jusqu’à 6 mètres, après quoi le foyer visuel est nul. Nous voyons tout clairement et, techniquement, il n’y a pas de limite de distance tant qu’un photon de lumière fait réagir les cellules oculaires.

Quelles fonctions cérébrales sont à l’origine de l’ancrage du regard ?

Un groupe de chercheurs de l’université de New York a récemment publié une étude qui donne un aperçu de ces mécanismes, en se concentrant sur « l’ancrage du regard ». Il s’agit d’un type de synchronisation du regard et de l’atteinte qui consiste à interrompre temporairement les mouvements oculaires pour coordonner la portée du regard.

Selon les résultats de l’étude, les gens « ancrent leur regard sur la cible du mouvement d’atteinte, de sorte que nous regardons cet objet pendant une période plus longue », explique Bijan Pesaran, professeur au Center for Neural Science de l’université de New York.

Les chercheurs de l’étude actuelle se sont donc demandé « comment le cerveau coordonne ce type de comportement naturel ». Ils ont décidé d’étudier comment le cerveau des primates non humains fait bouger simultanément les bras et les yeux.

La première action analysée consistait à regarder une cible coordonnée et à la toucher. Dix millisecondes plus tard, une nouvelle cible était montrée, que les participants devaient examiner le plus rapidement possible. L’effet d’ancrage du regard était visible dans ce deuxième mouvement des yeux.

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Les résultats soutiennent l’idée que l’ancrage du regard utilise les neurones de la région pariétale du cerveau pour atteindre et supprimer l’activité neuronale dans une autre partie du cerveau, la région pariétale saccadique, qui est utilisée pour les mouvements oculaires.

En empêchant les mouvements oculaires et en maintenant notre regard fixé sur l’objet que nous tenons, cette inhibition de l’activation neuronale nous aide à saisir les objets avec plus de précision.

En connaissant un peu mieux notre anatomie oculaire, nous comprenons beaucoup mieux certaines réactions de notre corps. Une accommodation excessive, par exemple, peut provoquer de graves maux de tête, et si de telles réactions se produisent, il est conseillé de consulter un spécialiste !

Par Eric Rafidiarimanana, le

Source: Cosmos Magazine

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