D’après les statistiques de l’Organisation des nations unies sur l’alimentation et l’agriculture, le poisson représenterait 16 % des protéines animales consommées dans le monde, et ce chiffre ne cesserait d’augmenter.

La surpêche est en passe de devenir réellement problématique puisque plusieurs espèces, comme le thon rouge du Pacifique, sont actuellement en train de disparaître. Cela est principalement dû aux pêcheries industrielles qui capturent et tuent de nombreuses espèces maritimes comme les dauphins ou les baleines.

Les poissons représentent 16 % des protéines animales consommées dans le monde

C’est en Chine que l’on retrouve la plus forte demande en fruits de mer dans le monde entier. Si la population chinoise est devenue accro aux poissons, c’est notamment dû à l’épidémie de peste porcine qui avait touché les élevages de porcs et qui a forcé les consommateurs chinois à se tourner vers d’autres viandes. Par ailleurs, l’industrie de la pêche en Chine ne cesse de se développer, si bien que les ressources maritimes commencent gravement à s’épuiser.

Toutefois, l’élevage de poissons au sein d’une pisciculture se révèle aussi problématique que celui de bovins en plein air. La mauvaise gestion des ressources ou des mauvaises conditions d’hygiène peuvent entraîner une contamination chimique de l’eau, la prolifération de bactéries et la transmission de maladies.

En d’autres termes, même si le poisson est une source importante de protéines, en fournir assez pour une population sans cesse croissante est un défi de taille. D’autant plus qu’actuellement, les problèmes environnementaux et de pollution font que bon nombre de poissons meurent de contamination par le plastique, le mercure ou encore les antibiotiques.

La pêche en nature et la pisciculture présentent chacune leur lot de problèmes

La solution pourrait être le développement de protéines alternatives

Pour rappel, une initiative du même genre a déjà été évoquée dans le remplacement de la viande rouge et de la volaille. C’est l’objectif que s’est notamment fixé la firme californienne Impossible Foods, qui a développé des produits comme l’Impossible Burger, Beyond Burger et The Imposter Burger. Le concept se résume à substituer la viande par des alternatives à base de plantes.

La solution serait de remplacer le poisson par des substituts de poisson à base de plantes. Actuellement, Impossible Foods fait de ces alternatives à base de plantes une « priorité élevée ». D’autres entreprises comme Good Catch Foods, Ocean Hugger Foods ou encore New Wave Foods se penchent également sur le projet en voulant proposer du thon cru à base de plantes, des crevettes à base de plantes ou encore des sushis à base de plantes dont le goût se rapprocherait le plus près possible de la réalité. Un pari risqué mais qui en vaut la chandelle ?

Manger une plante au goût de poisson mais pas de vrai poisson, est-ce vraiment une solution pour les consommateurs ?

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Anton Krounieff
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Anton Krounieff

Il faut continuer à réserver encore davantage viandes et poissons aux sur-consommateurs des pays riches occidentaux. Les autres ont l’habitude d’une diète frugale.