Nouvelle avancée majeure dans la lutte contre le cancer ! En effet, une équipe de chercheurs a découvert une nouvelle méthode pour traiter les tumeurs, sans les attaquer de front ni provoquer des mutations irrémédiables. Cette solution presque miraculeuse consisterait simplement à « couper les vivres » de ces tumeurs, de manière extrêmement précise. Ainsi, le traitement agirait directement sur les vaisseaux sanguins au sein même de ces tumeurs, sans toucher aux cellules saines ! Explications.

 

EMPÊCHER LE DÉVELOPPEMENT DE VAISSEAUX SANGUINS DANS LES TUMEURS

Des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) et du Amsterdam UMC ont publié une étude extrêmement réjouissante dans la revue British Journal of Cancer. Ils y décrivent leur découverte qui pourrait révolutionner le traitement des tumeurs cancéreuses : « on n’agit pas directement sur le cancer, mais on a trouvé le robinet qui régule la vascularisation des cellules cancéreuses ».

Selon Patrycja Nowak-Sliwinska, professeure assistante à la section des sciences pharmaceutiques de la Faculté des sciences de l’UNIGE, ce traitement très ciblé du cancer permettrait de « moduler la croissance tumorale, voire de la bloquer complètement », sans toucher aux cellules saines. Une approche qui se veut absolument incontournable.

En effet, comme le rappelle Arjan W. Griffioen, directeur du laboratoire d’angiogenèse du Amsterdam UMC, « lorsqu’on s’attaque directement aux cellules cancéreuses, l’échec est fréquemment au rendez-vous, car chaque intervention peut entraîner un changement de comportement de la tumeur ; ces dernières sont génétiquement instables, elles peuvent muter et devenir résistantes aux traitements ».

Pixabay

 

SUCCÈS DES EXPÉRIENCES MENÉES IN VITRO ET IN VIVO

Les chercheurs ont constaté qu’un récepteur de l’insuline (INSR-A) jouait un rôle dans le développement des vaisseaux sanguins au sein des tumeurs. En effet, l’équipe a comparé des coupes de tissus sains avec des coupes de tissus malades, issus de onze types de tumeurs différentes : reins, colon, seins, estomac ou encore peau.

Grâce à une technique de colorisation, elle a pu confirmer in vitro que ce récepteur intervient uniquement dans le développement des vaisseaux sanguins à l’intérieur des tumeurs, et non pas dans celui des tissus sains.

Ainsi, selon Patrycja Nowak-Sliwinska et ses collègues, « une molécule ciblant précisément ce récepteur nous permet donc de moduler la croissance tumorale, voire de la bloquer complètement ». Les chercheurs espèrent donc, à présent, pouvoir développer une molécule spécifique avec l’aide d’un partenaire industriel.

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