
Irritabilité, difficulté à se concentrer et à mémoriser… les conséquences d’une mauvaise nuit de sommeil sont bien connues. Des chercheurs canadiens ont récemment exploré les effets de l’activité physique sur ces « lendemains difficiles ».
Une expérience révélatrice
Libérant des endorphines, l’activité physique va réduire l’anxiété et favoriser l’endormissement. Publiée dans la revue Sleep, la nouvelle étude a spécifiquement exploré son influence sur notre capacité de mémorisation lorsque nous manquons de sommeil, lors d’une expérience ayant impliqué 88 jeunes adultes en bonne santé.
La moitié de la cohorte a bénéficié d’une durée de sommeil normale (environ 8 heures) et la seconde de 4 h 30 seulement. Ces deux groupes étaient eux-mêmes subdivisés en deux : 50 % des membres devaient pratiquer 30 minutes de vélo à intensité modérée juste avant le coucher, et les 50 % restants simplement rester assis sur une chaise pendant 40 minutes.
En amont, chacun des sujets avait participé à une activité consistant à déterminer quels visages d’une séquence leur avaient été présentés la veille. Un test similaire a ensuite été répété le lendemain.
Comme les chercheurs de l’université Concordia s’y attendaient, rien ne valait une bonne nuit, avec des participants ayant dormi 8 heures se révélant bien plus performants dans cette tâche. Toutefois, la capacité de mémorisation des membres du groupe privé de sommeil mais ayant effectué une demi-heure de vélo était bien moins altérée que chez ceux « condamnés » à la chaise.

Un remède simple aux lendemains difficiles
Dans l’ensemble, cette expérience met en évidence les bénéfices significatifs d’une activité physique modérée sur le fonctionnement du cerveau en cas de manque de sommeil, et suggère que cette dernière contribue également à compenser un déficit de sommeil profond, caractérisé par des schémas d’ondes lentes et essentiel à l’ancrage durable des souvenirs.
Ainsi, remplacer le visionnage d’un énième épisode de votre série ou une demi-heure de « doomscrolling » par une petite marche nocturne constituerait un moyen simple, efficace et non-médicamenteux de contrer efficacement ses effets.
Ces dernières années, un nombre croissant d’études ont mis en évidence les conséquences sur notre santé d’une durée de sommeil insuffisante, favorisant l’inflammation et, par extension, les maladies métaboliques, cardiaques ainsi que la neurodégénérescence.
Par Yann Contegat, le
Source: New Atlas
Étiquettes: cerveau, activité physique, sommeil
Catégories: Actualités, Santé