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Un nouveau rapport révèle que le réchauffement climatique fera grimper le prix de la nourriture. Les experts du GIEC tirent la sonnette d’alarme sur la nécessité de prendre des initiatives rapides, voire immédiates.

Le réchauffement climatique nuit aussi à la production alimentaire

Il est de notoriété publique que le réchauffement climatique pourrait engendrer des conséquences catastrophiques pour notre santé, sur la biodiversité et sur la couche d’ozone. Toutefois, jusqu’à présent, les experts étaient rarement d’accord pour porter ces conséquences jusqu’à nos assiettes. Aujourd’hui, de nouvelles informations révèlent que les répercussions du changement climatique pourraient pourtant se faire ressentir sur notre alimentation.

C’est le cas du rapport nouvellement publié par le Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques des Nations unies qui tire la sonnette d’alarme face à la catastrophe alimentaire que risque d’engendrer le réchauffement climatique.

En quoi le réchauffement climatique impacte la production alimentaire ?

Plus de 100 experts ont contribué à rédiger ce rapport sur l’impact négatif du changement climatique sur la production alimentaire. Ils affirment effectivement que l’approvisionnement alimentaire mondial est au bord de la catastrophe et que ce problème s’aggravera encore plus si les températures mondiales continuent de monter.

Les auteurs du rapport expliquent qu’il est de plus en plus difficile de produire de la nourriture à cause de la sécheresse, des vagues de chaleur, des feux de forêt, des inondations et du dégel du pergélisol.

En parallèle, l’accroissement du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère impacte également la qualité de la nourriture. Par conséquent, pour les experts, le constat est simple mais alarmant : nous nous dirigeons vers un avenir où la nourriture se fera rare et où son prix sera exorbitant.

Bien que les prévisions des experts fassent craindre le pire, ces derniers offrent une issue de secours. Ils déclarent effectivement au New York Times :

L’une des conclusions importantes de notre travail est qu’il y a beaucoup d’actions que nous pouvons entreprendre dès maintenant. Certaines de ces solutions nécessitent de l’attention, un soutien financier et des environnements favorables.  

La sécheresse, les feux de forêt, les inondations sont autant de facteurs qui menacent la production agricole.

Il existe des solutions pour éviter un tel scénario

Pour éviter cette catastrophe alimentaire, le New York Times rapporte que les auteurs préconisent en premier lieu des changements dans la production et la distribution des aliments de manière à instaurer une meilleure gestion des sols, une diversification des cultures et une réduction des restrictions au commerce. De plus, les auteurs appellent à un changement du comportement des consommateurs car, selon eux, au moins un quart de tous les aliments dans le monde sont jetés aux ordures.

En second lieu, Pamela McElewee, professeure d’écologie humaine à l’université Rutgers et l’une des principaux auteurs du rapport, déclare également qu’il faut planter autant d’arbres que possible pour réduire la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. D’après les auteurs, la plantation d’arbres à grande échelle et l’utilisation de la bioénergie substantielle permettront de limiter l’utilisation des combustibles fossiles.

En dernier lieu, le rapport appelle à des changements institutionnels, notamment en donnant un meilleur accès au crédit aux agriculteurs des pays en développement et en renforçant leurs droits de propriété. Les auteurs soulignent effectivement que « les pratiques agricoles qui incluent les connaissances autochtones et locales peuvent contribuer à surmonter les défis combinés du changement climatique, de la sécurité alimentaire, de la conservation de la biodiversité et de la lutte contre la désertification et la dégradation des sols ».

En résumé, les auteurs du rapport appellent à la prise de conscience des décideurs et martèlent qu’ « agir maintenant peut éviter ou réduire les risques et les pertes et générer des avantages pour la société ». En revanche, attendre de mettre en œuvre ces mesures provoquerait « une perte irréversible des fonctions de l’écosystème terrestre et des services nécessaires à l’alimentation, à la santé, aux peuplements habitables et à la production ». Reste à savoir si les décideurs vont prendre les mesures qu’il faut pour changer la situation.

Selon les experts, tout n’est pas encore perdu.

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Annela main du kremlin Auteurs de commentaires récents
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la main du kremlin
Invité
la main du kremlin

Déferlement de négationistes complotistes en approche !

Anne
Invité
Anne

Peut-être que nos décideurs ne se font pas de soucis car même si le prix de la nourriture augmente elle restera toujours abordable pour eux. Et puis même s’il fait très chaud ils auront toujours la climatisation.
Peut-être allons nous vers un dépeuplement programmé ???