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Les humains sont très majoritairement droitiers ou gauchers, et ces raisons pourraient l’expliquer

Une latéralité étroitement liée à notre évolution

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— Mangostar / Shutterstock.com

Si Léonard de Vinci ou Benjamin Franklin font partie des ambidextres les plus célèbres, la quasi-totalité des humains sont droitiers ou gauchers. Des comparaisons lient cette latéralité marquée à la bipédie et à l’augmentation du volume cérébral.

Deux facteurs clés

En examinant les données relatives à 41 espèces de primates, les chercheurs ont constaté que les singes-araignées et les langurs présentaient des taux élevés de latéralité, sans toutefois atteindre ceux observés chez Homo sapiens. Ce qui fait essentiellement de nous une « anomalie évolutive » dans un contexte phylogénétique plus large.

Mais il s’avère que ce statut d’exception disparaît lorsque la taille du cerveau (ou volume endocrânien) et l’indice intermembral (longueur relative de nos bras et de nos jambes étroitement liée à la bipédie) sont pris en compte, suggérant que ces facteurs aient joué un rôle essentiel à l’émergence de la latéralité humaine.

« L‘adoption initiale de la marche debout a libéré les membres supérieurs de leur fonction locomotrice, créant ainsi de nouvelles possibilités pour l’utilisation d’outils, la communication gestuelle et d’autres formes de motricité fine pour lesquelles la latéralisation aurait conféré des avantages significatifs », écrivent les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS Biology.

« Parallèlement, l’augmentation de la taille du cerveau et la réorganisation corticale associée ont potentiellement favorisé une plus grande spécialisation hémisphérique, rendant ces comportements latéralisés plus efficaces, en particulier après l’émergence du genre Homo. »

— Petr Student / Shutterstock.com

Affirmation tardive

Les données archéologiques relatives aux proportions des membres et aux volumes endocrâniens chez différents hominidés préhistoriques suggèrent une latéralité humaine s’étant affirmée assez tardivement.

Considérée comme peu marquée chez les bipèdes précoces tels qu’Ardipithecus et les australopithèques, elle l’était nettement plus chez Homo erectus ainsi que les Néandertaliens. Bien qu’ils se soient éteints il y a seulement 60 000 ans, les « Hobbits » d’Indonésie possédaient un cerveau minuscule, renforçant l’idée d’un mode de vie partiellement arboricole et d’une faible latéralité.

À ce stade, les raisons pour lesquelles l’évolution semble avoir très largement favorisé les droitiers au détriment des gauchers restent discutées.

Au cas où vous l’ignoriez, il existe bel et bien des serpents « droitiers ».

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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