Cette découverte rend la colonisation de Mars un peu plus plausible

De nouvelles découvertes permettent d’en apprendre davantage sur la planète rouge. Des scientifiques nous éclairent à nouveau sur la question de la glace sur Mars, présente dans certaines zones à seulement quelques mètres de profondeur. Cet élément a son importance : il favorise la possibilité d’avoir de l’eau plus facilement sur cette planète !

 

La découverte de glace à la surface de la planète Mars

Colin Dundas, géologue à l’US Geological Survey à Flagstaff en Arizona observe quotidiennement une douzaine d’images haute résolution envoyées par Mars Reconnaissance Orbiter. La mission spatiale américaine de la NASA lance en orbite MRO en août 2005, pour cartographier la surface de Mars

Les scientifiques révèlent dans la revue Science la découverte de glace sous la surface, à seulement un ou deux mètres de profondeur dans huit zones différentes. Dans chacune d’elles, l’érosion a montré sur des pentes raides des quantités considérables de glace à la surface.

« Ce type de glace est plus répandu qu’on ne le pensait auparavant », affirme Colin Dundas à la revue Science. Cette trouvaille peut accentuer la possibilité d’informations sur la planète Mars, notamment sur son histoire climatique.

Des dépôts de glace récents ou vieux de millions d’années ?

En 2008, les scientifiques découvrent des flaques de glace creusées par des impacts de météorites. Ils doutent : ces cratères gelés sont-ils reliés aux glaciers ou sont-ils des taches isolées ? Ils observent alors les sites avec patience et leur évolution dans le temps. La glace se maintient lors de l’été martien. L’érosion progressive est probablement responsable de la libération d’un dépôt de glace.

Certains chercheurs pensent que la glace retrouvée date de plusieurs millions d’années, l’axe de rotation et l’orbite de la planète étaient alors différents. Susan Conway géologue à l’Université de Nantes en France citée par Science, insinue que les plaques de glace se sont empilées.

« La seule explication raisonnable » est pour elle la suivante : des gisements se sont accumulés au fil des années Martiennes sous la forme de couches de neige. Ces dernières se sont comprimées lors d’un précédent cycle climatique. Les vents ont alors enterré les plaques de glace dans le sable.

Les sites d’atterrissage pour astronautes sur Mars envisagés

L’eau est vitale sur la planète Mars. La combinaison d’eau et de dioxyde de carbone (CO2) permet la création d’oxygène pour respirer et de méthane, gaz essentiel pour les propulseurs de fusée comme l’indique le directeur du Centre des ressources spatiales de la Colorado School of MinesAngel Abbud-Madrid. Ce professeur a mené une étude de la NASA pour définir de potentiels sites d’atterrissages des astronautes sur Mars.

Les latitudes sont à 55° nord ou sud dans les huit zones de glace. Lors de l’hiver martien, ces lieux deviennent froids et sombres ; la probabilité d’y implanter des bases humaines actionnées par l’énergie solaire est par conséquent très faible.

L’étude de la NASA se penche depuis sur l’exploration de sites à moins de 50° de l’équateur. Scott Hubbard, spécialiste des sciences spatiales de l’Université de Stanford en Californie espère avoir la chance de tomber sur des zones de glaces proches des tropiques martiens.


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