Face à la crise sans précédent du coronavirus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a plus que besoin d’énormément de moyens financiers. Alors qu’elle a déjà été mise à genoux après le retrait des États-Unis, l’OMS risque désormais de perdre le Brésil. Jair Bolsonaro l’a effectivement menacée à son tour de la quitter.

Le Brésil prêt à quitter l’OMS

Après le président américain Donald Trump, c’est désormais au tour de Jair Bolsonaro, le président brésilien, de menacer de quitter l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La situation sanitaire du pays continue pourtant de s’aggraver dangereusement. Une décision prise afin de protester contre le “parti pris idéologique” de l’agence des Nations unies.

« Je vous le dis ici, les États-Unis sont partis de l’OMS, nous y songeons, à l’avenir (…). Soit l’OMS travaille sans parti pris idéologique, soit nous la quittons aussi. Nous n’avons pas besoin de gens de l’extérieur pour donner leur sentiment sur la santé ici », a annoncé le président brésilien.

Au cours de la crise du Covid-19, Jair Bolsonaro n’a fait qu’imiter les faits et gestes de Donald Trump tout en minimisant considérablement l’ampleur et la gravité de la pandémie. Il souhaitait à tout prix maintenir une activité économique normale et ne cessait de vanter les bienfaits de l’hydroxychloroquine, pourtant controversée au sein du milieu scientifique. “Trump leur a retiré l’argent et ils sont revenus sur tout. La chloroquine est de retour”, a-t-il ajouté.

— BW Press / Shutterstock.com

Un bilan catastrophique pour le pays

Depuis le 4 juin dernier, le Brésil est devenu le troisième pays le plus drastiquement touché par la pandémie de coronavirus avec un total de 691 758 cas, dont 36 455 décès à l’heure à laquelle nous écrivons. Un nombre de cas qui demeure tout de même bien sous-évalué selon les scientifiques, les tests n’étant pas suffisants.

Face à une telle situation, le Paraguay a d’ailleurs annoncé ne pas vouloir ouvrir à nouveau ses frontières avec le Brésil. « La situation au Brésil est assez chaotique… Nous allons attendre que passe la vague au Brésil », a notamment déclaré Guillermo Sequera, directeur de la veille sanitaire au Paraguay.

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