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Les hommes gèrent la solitude d’une manière totalement différente des femmes

Un circuit cérébral lié à la consommation d’alcool a été identifié chez la souris

alcool
— Pormezz / Shutterstock.com

De récentes expériences menées sur des rongeurs appuient l’idée que l’isolement social se traduit par une augmentation de la consommation d’alcool chez les hommes, quand le schéma inverse est généralement observé chez les femmes.

Des différences claires en matière de consommation d’alcool

Nous vivons dans un monde ultra-connecté, mais n’avons paradoxalement jamais été aussi seuls. On estime qu’environ une personne sur six dans le monde souffre de solitude, avec des conséquences psychiques et physiologiques profondes. Au fil des années, des recherches menées à la fois sur les humains et les animaux l’ont étroitement liée à une consommation excessive d’alcool.

Afin d’explorer les mécanismes cérébraux impliqués, Reesha Patel, de l’université Northwestern, et ses collègues ont isolé des souris de laboratoire de leur groupe, puis ont proposé à chacune d’entre elles une « Happy Hour » où elles avaient accès à de l’eau ou une solution alcoolisée à 15 %.

S’appuyant sur l’imagerie électrophysiologique et calcique, l’équipe s’est concentrée sur l’activité des régions du cerveau associées à la réponse au stress, au traitement des émotions et à la socialisation. Elle a rapidement mis en évidence un circuit impliquant l’amygdale basolatérale et le cortex préfrontal médian.

Grâce à l’optogénétique, une technique permettant d’activer ou d’inhiber des circuits neuronaux à l’aide de lumière, les chercheurs ont confirmé le rôle de cette voie dans la tendance à consommer de l’alcool. Si les schémas d’activité de ces deux régions étaient essentiellement similaires chez les deux sexes, statistiquement, les mâles buvaient des volumes de solution alcoolisée bien plus importants que les femelles.

— Billion Photos / Shutterstock.com

Une question de statut social ?

À ce stade, les raisons d’un tel écart restent floues, mais Patel a constaté que les différences individuelles de consommation étaient également liées au statut social, avec des rongeurs de rang inférieur présentant des niveaux d’« excitabilité » plus élevés.

Selon les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Neuroscience, il s’agit de la première à lier un circuit cérébral spécifique à une augmentation de la consommation d’alcool chez des individus mâles.

« Disposer d’une feuille de route reliant le contexte social à ce type de pulsion constitue un point de départ solide pour explorer davantage les différences neurologiques en matière de santé mentale chez les hommes et les femmes », conclut l’équipe.

Précédemment, une étude s’était penchée sur les bénéfices de la solitude pour notre bien-être et notre santé mentale.

Par Yann Contegat, le

Source: New Atlas

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