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En Allemagne, un temple dédié à Mars découvert près d’un fort romain vieux de 1 800 ans

Il contribue à éclairer les croyances et pratiques rituelles aux confins de l’empire

Sépulture romaine
Image d’illustration — amarklc / Shutterstock.com

Dans l’ouest boisé et vallonné de l’Allemagne, des archéologues ont mis au jour une antique structure rituelle dédiée à Mars, dieu romain de la guerre, à proximité d’un fort datant du IIIe siècle.

Découvertes « divines » à Kapersburg

L’expansion de l’Empire romain a impliqué la construction de milliers de forts à travers l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Asie occidentale. Généralement, ceux-ci étaient flanqués de petits établissements humains connus sous le nom de « vicus », où vivaient familles, artisans et marchands.

Depuis le début du XXe siècle, les fouilles menées sur le site antique de Kapersburg, à une vingtaine de kilomètres au nord de Francfort, ont révélé une série de fortifications, ainsi que les vestiges de plusieurs bâtiments. Les dernières découvertes en date comprennent un temple honorant Mars.

En plus d’une inscription dédicatoire, Kai Mückenberger et ses collègues de l’Office régional de la Hesse pour la conservation des monuments historiques évoquent la présence à l’intérieur de fragments d’une statue à l’effigie de la divinité antique. Une statuette représentant « une figure ailée portant une couronne de laurier et tenant une palme », probablement la déesse Victoria, personnification du triomphe dans la mythologie romaine.

« De telles découvertes contribuent à éclairer les croyances et pratiques rituelles romaines aux confins de l’empire », explique le communiqué.

Un site encore loin d’avoir livré tous ses secrets

Selon Mückenberger, le fort de Kapersburg aurait été bâti sous le règne de Trajan (98 à 117 de notre ère) ou Hadrien (117 à 138 de notre ère), connu pour son célèbre mur dans le nord de l’Angleterre. Ayant accueilli des unités de soldats et de cavalerie chargées de défendre la région des incursions des tribus germaniques jusqu’en 275 de notre ère, il a ensuite été rasé, tandis que la zone résidentielle s’est étendue.

Étonnamment, avant la dernière campagne archéologique, débutée en 2024, on ne savait pratiquement rien de son vicus.

Si l’équipe a mis au jour bien moins de fondations d’habitations qu’elle ne le supposait, en fouillant les sections de sol situées en bordure de bois, elle a notamment identifié des couches de matériaux calcinés, suggérant qu’il s’agissait de son « pôle artisanal », comportant des fosses de forgeron et des fours destinés au séchage du blé et à la cuisson du pain.

Plus tôt cette année, un vaste camp romain en Slovaquie avait livré les restes inattendus de soldats de Marc Aurèle.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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