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Des chercheurs américains ont mené une étude pour savoir si la fréquence d’activité physique d’une personne lui permettait ou non de réduire les risques d’aggravation du Covid-19. Dans cette nouvelle étude, les prestataires de soins ont fait un sondage dans lequel ils demandaient aux participants à quelle fréquence ils faisaient de l’exercice deux ans avant la pandémie. Puis les scientifiques ont classé les participants en trois groupes en fonction de leurs réponses.

Les moins actifs ont deux fois plus de risques d’être hospitalisés ou même de mourir du Covid-19

Le premier groupe rassemblait les « constamment inactifs ». Ce sont les personnes qui ne faisaient pas plus de 10 minutes de sport par semaine. Le second groupe regroupait celles qui effectuaient « une certaine activité », autrement dit qui faisaient une activité sportive entre 11 et 149 minutes par semaine. Le troisième groupe, quant à lui, regroupait les sportifs avec 150 minutes ou plus d’activité physique par semaine et qui pratiquaient une « activité modérée à intense ».

L’étude a révélé que les personnes du premier groupe encouraient deux fois plus de risques d’être hospitalisées ou même de mourir à cause du Covid-19 que celles qui pratiquaient une activité modérée à intense. De plus, elles encouraient toujours plus de risques d’hospitalisation et de décès par rapport aux personnes qui n’effectuaient que peu d’activité physique.

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Une étude solide mais qui comporte quelques lacunes

A noter que l’étude a utilisé les données de 50.000 personnes environ qui ont été récoltées entre janvier et octobre 2020. De plus, ces personnes ont toutes été atteintes du Covid-19 mais le sondage a été effectué avant qu’elles ne soient positives au virus. Ainsi, les réponses au sondage n’auraient pas été affectées par leur expérience de la maladie.

Toutefois, cette étude pourrait être mise en doute par le fait que les personnes ont donné elles-mêmes leur réponse à leur fréquence d’exercices, sans observation objective. De plus, les scientifiques craignent également l’existence d’un facteur de confusion, autrement dit une variable non mesurée qui pourrait fausser ces résultats.

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Limiter le temps de sédentarité et pratiquer un minimum d’activité physique

Quoi qu’il en soit, les scientifiques estiment que le manque ou l’absence d’exercice physique peut causer ou aggraver certaines conditions à long terme. Ils affirment ainsi qu’être plus actif ne pourrait qu’améliorer la santé et le bien-être et réduire le risque de développer des maladies.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande en tout cas d’effectuer un minimum d’activité physique et de limiter au maximum le temps de sédentarité, autrement dit le temps passé assis ou couché.

Les scientifiques estiment d’après leurs recherches que le fait d’être inactif expose à un risque plus élevé de Covid-19 que tout autre facteur de risque comme l’âge ou encore la transplantation d’organe, rapporte The Conversation.

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