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Il y a quelques jours, les chercheurs ont indiqué que la formation de caillots de sang était bien liée au vaccin AstraZeneca. Le vaccin suédo-britannique représente effectivement un risque pour les personnes de moins de 55 ans. Plus de 500 000 Français compris dans cette tranche d’âge ont pourtant reçu une première dose de ce produit. D’après la Haute Autorité de santé (HAS), ces derniers recevront une seconde dose de vaccin à ARN messager.

Cela ne devrait représenter aucun risque

Les personnes ayant moins de 55 ans ayant reçu une primo-injection d’AstraZeneca recevront ainsi une seconde injection d’un autre vaccin. « La décision a finalement été relativement simple. On sait qu’une seule dose de vaccin n’est pas suffisante pour assurer une immunité au long cours contre le Covid-19. Il fallait donc prendre une décision sur le vaccin administré pour la deuxième dose. Il a donc été décidé d’utiliser un vaccin ARN », a déclaré Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil et expert à la HAS.

De son côté, le chercheur en immuno-oncologie Eric Billy explique que le mélange de vaccins se pratique déjà dans certains cas. Pour l’hépatite B, les patients peuvent par exemple recevoir des vaccins différents pour la première et la seconde dose, parce que les sérums utilisent le même antigène. Or, deux doses de vaccins différents peuvent être administrées au même patient lorsque ceux-ci ont des antigènes de compositions similaires. Concernant les vaccins contre le Covid-19, que ce soit Pfizer/BioNTech, Moderna ou encore AstraZeneca, ils ont le même antigène, à savoir la protéine Spike. Eric Billy explique que si la séquence n’est pas exactement la même, cela ne devrait pas poser problème.

« AstraZeneca utilise la séquence d’origine du coronavirus. Alors que Moderna et Pfizer/BioNTech ont fait quelques mutations pour rigidifier la structure tridimensionnelle de la protéine Spike, afin de la mettre dans une conformation active », a-t-il indiqué, soulignant que cela ne devrait avoir aucune incidence sur l’efficacité de la dose de rappel.

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A quel moment recevoir une seconde dose ?

Les scientifiques recommandent de recevoir la seconde dose de vaccination entre neuf et douze semaines après l’administration de la première dose pour AstraZeneca et un autre vaccin à ARN messager. En revanche, ils recommandent entre trois et quatre semaines pour Pfizer/BioNTech et Moderna. Pour l’instant, la Haute Autorité de santé indique que les personnes qui ne sont plus éligibles à une seconde dose du vaccin suédo-britannique se feront vacciner douze semaines après la première injection.

Eric Billy indique que l’on devrait « rapidement étudier les premières personnes vaccinées à semaine 12 avec deux doses différentes et de voir la réponse des anticorps ». En fonction des résultats, l’on pourrait tester d’autres types d’intervalles entre les deux doses. De leur côté, les Britanniques ont décidé d’adopter cette stratégie pour pouvoir vacciner plus de personnes avec les premières doses. Cependant, les scientifiques ne peuvent pas encore mesurer d’éventuels effets secondaires.

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