Meraxes gigas
Meraxes gigas — © Carlos Papolio

Des paléontologues argentins ont annoncé la découverte d’une toute nouvelle espèce de reptile préhistorique géant. Bien qu’elle lui soit largement antérieure, cette créature se révélait morphologiquement très proche du T. rex.

Meraxes gigas

Décrits dans la revue Current Biology, les restes fossilisés de Meraxes gigas avaient été initialement mis au jour dans le nord de la Patagonie en 2012. Au cours des années suivantes, les paléontologues ont eu tout le loisir d’étudier en détail son squelette « largement complet et incroyablement préservé ». Les comparaisons étroites de ses os avec ceux d’autres dinosaures ont révélé qu’il s’agissait d’une toute nouvelle espèce.

D’une taille similaire au T. rex (11 mètres de long pour un poids d’environ 4 tonnes), M. gigas possédait également une puissante mâchoire pourvue de dents pointues, un crâne allongé orné de crêtes et de bosses, une queue massive, de courts bras et des pattes puissantes. Les chercheurs ont déterminé que le spécimen examiné était âgé d’environ 45 ans au moment de sa mort, soit près de deux fois la durée de vie typique du roi des dinosaures.

« Pendant longtemps, nous avons pensé qu’une telle morphologie était propre aux T. rex », explique James Napoli, du Muséum d’histoire naturelle de New York. « Ce fossile confirme qu’un autre groupe de dinosaures appelés carcharodontosaures, dont faisait partie M. gigas, présentait le même type de tendance évolutive, et souligne à quel point notre connaissance de ces créatures est limitée. »

Meraxes gigas
Représentation artistique de Meraxes gigas — © Jorge A Gonzalez

Une créature largement antérieure au T. rex

En dépit de sa ressemblance frappante avec le roi des dinosaures, M. gigas se trouve très éloigné de ce dernier sur l’arbre de l’évolution et également bien plus ancien : ce carcharodontosaure arpentait notre planète à l’époque du Crétacé supérieur, il y a 95 millions d’années (soit 20 millions d’années avant le T. rex). Ce qui indique que les membres antérieurs courts observés chez certains dinosaures massifs ont évolué indépendamment à au moins deux reprises.

D’après les auteurs de l’étude, les rugosités laissées par les insertions musculaires sur les os des bras de M. gigas indiquent que ceux-ci étaient assez régulièrement sollicités. Ces créatures les auraient potentiellement utilisés pour agripper leur partenaire durant l’accouplement, ou pour se redresser après une chute.

Ces dernières années, d’impressionnants fossiles de reptiles préhistoriques ont été mis au jour en Argentine, incluant celui d’un titanosaure monstrueux, d’un redoutable dinosaure « sans bras », et plus récemment du plus grand dinosaure raptor connu.

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