Aller au contenu principal

Pourquoi les ouragans ne franchissent jamais l’équateur

Une bonne illustration du rôle de l’effet Coriolis

— © NASA Goddard Space Flight Center / Flickr

Si ouragans, cyclones ou typhons balayent régulièrement les tropiques terrestres, ces évènements météorologiques extrêmes ne s’approchent que rarement de l’équateur, et ne le franchissent jamais.

Un cocktail détonnant

Avant toute chose, il est utile de préciser que ces trois termes désignent strictement le même phénomène : on parle d’ouragans dans l’Atlantique Nord et le nord-est du Pacifique, de typhons dans le Pacifique Ouest, et, enfin, de cyclones dans l’océan Indien.

Comparable à une turbine géante alimentée par de l’air chaud et humide, les ouragans ont tendance à se former dans les mers tropicales, dont les températures de surface dépassent 26 °C. Concrètement, l’air situé à l’interface de ces eaux chaudes est réchauffé par ces dernières et s’élève dans l’atmosphère.

Cette « migration » entraîne la formation de nuages et d’orages, ainsi que d’une zone de basse pression en dessous. L’appel d’air créé favorise le développement de tempêtes tourbillonnantes, surmontées de nuages dont les pluies chaudes alimentent le processus.

La force de Coriolis dicte la direction des vents et le sens de rotation de l’ouragan. Dans l’hémisphère Nord, le mouvement de la Terre entraîne celui de l’air (et donc de l’ouragan) dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Dans l’hémisphère Sud, c’est le scénario inverse qui se produit.

No pasarán (el ecuador)

Bien qu’ils se développent dans les eaux tropicales chaudes, les ouragans se forment rarement à moins de 300 kilomètres de l’équateur. En 2001, le typhon Vamei s’était approché à environ 150 kilomètres de cette frontière invisible, mais il s’agissait d’une exception, se produisant moins d’une fois par siècle.

En cause, la quasi-absence de l’effet Coriolis à proximité de l’équateur, qui empêche les systèmes orageux proches de cette région de se muer en ouragans, ainsi que toute tempête tropicale « aventureuse » de le franchir.

Pour y parvenir, elle devrait en effet traverser une zone où les conditions nécessaires au maintien de sa structure disparaissent pratiquement, avant d’adopter une rotation inverse dans l’autre hémisphère.

Au cas où vous vous posiez la question, voila pourquoi les tempêtes et les ouragans portent un nom.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

Étiquettes: , ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *