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Si les lions ou les tigres sont connus pour leurs forts rugissements, il est clair que personne n’a jamais entendu son chat rugir à la maison ! Et pour cause, de grandes différences évolutives excluent les chats de cette capacité, les obligeant à rester de petites boules de poils ronronnantes qui dorment sur le canapé.

Pourquoi les chats ne rugissent pas comme les lions ?

Outre le fait qu’ils soient bien plus petits, les chats domestiques se différencient de leurs cousins les lions par leurs rugissements, qui sont absents ! Les autres félins comme les tigres également sont en capacité de rugir pour faire reculer de potentiels intrus sur leur territoire. Mais jamais vous n’avez entendu votre chat rugir, il aura tout au plus miaulé ou ronronné en votre présence. 

En fait, ce qui aide à provoquer ces vocalisations, c’est la physiologie de la gorge et de la boite vocale du chat. Tout chat serait capable de rugir, selon les dires de John Wible, conservateur des mammifères au Carnegie Museum of Natural History de Pittsburgh. En effet, chaque espèce de chat pourrait rugir comme ronronner, mais elle ne pourrait pas faire les deux à la fois. Or, c’est le ronronnement qui a été gardé lors de l’évolution chez les chats, ces félins ne peuvent donc plus rugir. Ainsi, lors des inspirations et expirations, les chats de la famille des Felidae pourront émettre ce son unique qu’est le ronronnement. Il provient du larynx, et c’est là la première différence avec les félins rugissants.

L’anatomie du larynx du chat ne lui permet pas de rugir

Pour rappel, chez l’ensemble des mammifères, la boite vocale, dans la gorge, est responsable de la création de sons, grâce au passage de l’air. Chez les chats, deux parties du larynx sont nécessaires à la production de sons : les cordes vocales et les os hyoïdes. Et ce sont de ces derniers que provient la différence entre les espèces ronronnantes et rugissantes. En effet, les espèces capables de rugir détiennent une paire d’os unique dans l’appareil hyoïde que l’on appelle épithoïde. Il s’agit d’un long ligament élastique. Le fait que cela soit flexible permet la production d’un son plus grave grâce à un abaissement de la boite vocale dans la gorge du félin.

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En plus de cette différence notable, il faut aussi mentionner le fait que la boite vocale en elle-même est significativement différente. Effectivement, le ronronnement est provoqué par la contraction du muscle qui se trouve dans les cordes vocales de la boite vocale. Les cordes vocales des félins rugissants sont d’ailleurs composées de couches de tissus plus lourdes, plus longues, plus charnues et plus extensibles que celles des félins ronronnants. Ainsi, la nature de ce tissu permet de créer le grondement grave du rugissement mais, en revanche, il ne permettrait pas de ronronner du tout. C’est soit l’un soit l’autre !

Quoi qu’il en soit, l’évolution telle qu’elle s’est faite chez les chats doit conférer à ces animaux un avantage sélectif, sinon cela n’aurait pas été maintenu au fil du temps. Le rôle du ronronnement n’est aujourd’hui pas réellement connu des scientifiques, mais certaines théories suggèrent que cela servirait de mécanisme d’apaisement ou de guérison. Certains chats ronronnent également en signe de contentement. 

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