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Le changement climatique continue de menacer sérieusement l’avenir de la planète. Selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université Aalto en Finlande, un tiers des régions agricoles du monde risque de disparaître d’ici la fin du siècle si nos émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites.

Dans ce contexte, nous ne pourrons plus remplir la demande alimentaire mondiale

L’agriculture a toujours été soumise à des conditions météorologiques imprévisibles. Cependant, les conséquences du changement climatique à long terme sont bien plus graves que les effets de ces phénomènes météorologiques imprévisibles. Avec la disparition du tiers des régions agricoles du monde, nous ne serions plus en mesure de subvenir aux besoins alimentaires de la population mondiale.

Les chercheurs de l’université Aalto indiquent que 95 % de la production agricole actuelle est localisée dans des « espaces climatiques sûrs », des zones exposées à des conditions météorologiques extrêmes, mais suffisamment protégées pour subsister.

Pour cette étude, ils ont analysé l’impact du changement climatique sur 27 importantes cultures vivrières ainsi que sur la production animale actuelle issue de sept grands types de bétail. Dans 52 des 177 pays étudiés, la production alimentaire resterait inchangée dans les espaces climatiques sûrs. En revanche, la production dans les pays vulnérables au changement climatique comme le Suriname, le Bénin et le Ghana est fortement menacée si les émissions de carbone ne sont pas réduites.

Deux scénarios possibles

20 % de la production végétale et 18 % de la production animale dans le monde risquent de sortir des espaces climatiques sûrs si les émissions de gaz à effet de serre persistent. Les chercheurs expliquent toutefois que seulement 5 % à 8 % de la production alimentaire mondiale serait menacée si les émissions de gaz à effet de serre sont réduites, conformément à l’objectif de l’accord de Paris. Or, cette situation serait plus facile à gérer.

L’expansion des déserts ainsi que l’apparition de nouveaux déserts sont également au cœur des préoccupations. « Si nous laissons les émissions augmenter, l’augmentation des zones désertiques est particulièrement préoccupante, car dans ces conditions, presque rien ne peut pousser sans irrigation. À la fin de ce siècle, nous pourrions voir plus de 4 millions de kilomètres carrés de nouveau désert dans le monde entier », a indiqué Matti Kummu, auteur principal de l’étude.

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