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Même des quantités réduites d’alcool ont de graves conséquences sur notre santé cérébrale

« Il s'agit certainement de l'étude la plus poussée sur la relation entre la consommation d'alcool et le risque de démence »

— Stokkete / Shutterstock.com

Une récente étude britannique a mis en évidence les effets d’une consommation modérée d’alcool sur notre cerveau, augmentant notamment le risque de développer plus tard une démence.

Des effets significatifs

Pour ces travaux publiés dans la revue Aging and Mental Health, les chercheurs du King’s College de Londres (KCL) ont suivi un échantillon de 15 582 personnes âgées de plus de 50 ans pendant une période de deux ans, et évalué leur fonctionnement cognitif ainsi que leur consommation d’alcool (quantité et fréquence). L’analyse a révélé que les personnes atteignant des niveaux de consommation « à risque » de huit unités d’alcool par semaine (l’équivalent de quatre pintes de bière ou de petits verres de vin) souffraient d’un plus grand déclin de la mémoire à court terme et de la perception spatiale.

« Il s’agit certainement de l’étude la plus poussée sur la relation entre la consommation d’alcool et le risque de démence », estime Rahul Rao, psychiatre au KCL et auteur principal de l’étude. « Aucun des participants n’était atteint de démence au début de l’étude, mais ceux qui buvaient à de tels niveaux étaient plus susceptibles de présenter un déclin cognitif, susceptible d’évoluer vers la démence. »

Si la consommation excessive d’alcool avait précédemment été liée à un risque accru de maladie d’Alzheimer, la nouvelle étude montre que même de petites quantités d’alcool peuvent avoir un impact sérieux sur la santé cognitive. Selon les chercheurs, une légère détérioration supplémentaire de la fonction cérébrale pourrait facilement faire passer de nombreuses personnes au-delà du seuil clinique de la démence.

— AndreyCherkasov / Shutterstock.com

Un scénario évitable

« L’utilisation de tests permettant de détecter précocement ces troubles cognitifs peut protéger le cerveau et empêcher la poursuite du déclin vers la démence », estime Rao. « Ce scénario peut être totalement évité si les personnes identifiées précocement grâce à ces tests réduisent leur consommation ou deviennent abstinentes. Ce qui aurait évidemment un impact important en termes de santé publique. »

Selon le Dr Rosa Sanchez, chercheuse principale à Alzheimer’s Research UK, ces résultats devraient inciter les gens à prendre conscience des dangers que peut représenter la consommation d’alcool et à faire de leur mieux pour la limiter. « Prendre des mesures pour réduire la quantité d’alcool que vous consommez peut avoir des effet bénéfiques considérables, pour votre cerveau et votre santé en général », a-t-elle conclu.

Par Yann Contegat, le

Source: Earth

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