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La Russie invente un moteur spatial si rapide que même la NASA semble larguée : une course vers Mars totalement relancée

Et si la prochaine grande avancée spatiale ne venait ni de la NASA ni de SpaceX, mais… de Russie ? Un moteur plasma russe en phase de test promet de rallier Mars en à peine un mois. Une technologie qui pourrait bouleverser notre rapport à l’exploration spatiale.

Vaisseau spatial équipé d’un moteur à propulsion avancée se dirigeant vers la planète Mars dans l’espace
Un vaisseau spatial de nouvelle génération en route vers Mars, illustrant les progrès majeurs des technologies de propulsion spatiale – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Une propulsion électromagnétique qui pulvérise les vitesses des fusées actuelles

Le principe est simple en apparence, mais vertigineux dans ses implications : au lieu d’utiliser des combustibles chimiques classiques, ce moteur utilise des champs électromagnétiques pour propulser des particules d’hydrogène à des vitesses folles. En effet, on parle ici de 100 km par seconde, contre 4,5 km/s pour les moteurs actuels.

L’objectif ? Réduire drastiquement les durées de trajet dans l’espace profond. Ainsi, aller sur Mars ne prendrait plus six ou neuf mois, mais entre 30 et 60 jours. Moins de ravitaillement, moins de risques pour les astronautes, et une meilleure gestion des ressources.

Vue interne d’un moteur plasma russe montrant les composants électromagnétiques et le système d’accélération des particules.
Détail de la structure interne d’un moteur plasma russe en phase de recherche, illustrant les avancées technologiques en propulsion spatiale électromagnétique. © Image Credit: IZVESTIA / Sergey Lantyukhov

Un moteur pour l’espace profond qui s’active uniquement une fois en orbite

Attention, ce moteur ne remplacera pas les fusées au lancement. En réalité, il s’active une fois en orbite, dans le vide spatial, pour maintenir une propulsion constante. Plutôt que de tout donner au départ, il pousse doucement mais longtemps, comme une voile solaire dopée aux particules.

Actuellement, le prototype est testé dans une chambre à vide de 14 mètres, simulant les conditions de l’espace. Il fonctionne en mode pulsé à 300 kilowatts, avec une durée de vie annoncée de 2 400 heures : ce qui est suffisant pour un aller-retour vers Mars.

Banc d’essai d’un moteur plasma russe montrant les bobines électromagnétiques et les composants de propulsion spatiale avancée.
Moteur plasma russe installé sur un banc d’essai, illustrant les recherches en propulsion électromagnétique visant à accélérer les missions spatiales de longue durée. © Image Credit: IZVESTIA / Sergey Lantyukhov

Hydrogène et mini-réacteur nucléaire : une combinaison audacieuse mais prometteuse

Pour fonctionner, ce moteur a besoin de deux choses : de l’hydrogène comme carburant, très léger et abondant, et une source d’énergie puissante et continue. C’est ici qu’intervient un réacteur nucléaire miniature embarqué directement à bord du vaisseau.

L’intérêt de l’hydrogène ? Il est léger, abondant, et offre une excellente efficacité de propulsion. De plus, ce choix pourrait même permettre un ravitaillement futur dans l’espace, grâce à l’hydrogène présent dans certaines planètes ou astéroïdes.

Autre avantage : le système évite aussi les échauffements extrêmes classiques des moteurs plasma. Deux électrodes créent un champ magnétique qui dirige le plasma sans trop user les matériaux. Résultat : c’est durable, propre, et surtout, plus sûr pour les missions longues.

Ingénieurs russes analysant un moteur plasma expérimental sur banc d’essai dans un centre de recherche en propulsion spatiale.
Des ingénieurs inspectent un moteur plasma expérimental lors de tests en laboratoire, symbole des recherches russes en propulsion spatiale avancée. © Image Credit: IZVESTIA / Sergey Lantyukhov

Une technologie encore au sol, mais qui pourrait redéfinir notre rapport au voyage spatial

Tout n’est pas encore gagné. Pour l’instant, ce moteur n’a jamais volé dans l’espace et reste au stade de prototype terrestre. Il faudra donc régler la question du blindage contre les radiations, de la gestion thermique, et surtout obtenir les autorisations pour le nucléaire en orbite.

Cependant, sur le papier, la Russie tient peut-être l’outil de propulsion spatiale du XXIe siècle. Et c’est un rappel que la course spatiale n’est pas figée : elle est vivante, surprenante, et pleine de rebondissements. D’ici 2030, ce moteur pourrait bien changer notre manière de voyager dans le système solaire.

Moteur plasma russe en test au sol, projet de propulsion spatiale avancée capable de réduire le trajet vers Mars à 30 jours.
Moteur plasma russe testé au sol, illustrant une nouvelle génération de propulsion spatiale électromagnétique susceptible de transformer les missions vers Mars. © Plasma Power From Russia Could Send Astronauts To Mars In 30 Days. Credit: Master Sgt. Andrew Moseley.

Par Gabrielle Andriamanjatoson, le

Source: IDR

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