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11 marques de l’évolution sur le corps humain

11 marques de l’évolution sur le corps humain

L’évolution est un phénomène universel qui permet aux êtres vivants de s’adapter à leur environnement. Chez l’Homme, tout particulièrement, certaines caractéristiques témoignent de la sélection naturelle. En effet, certaines fonctions et certaines parties du corps humain demeurent sous une forme telle que l’on peut observer les progrès de l’évolution. 

 

LES DENTS DE SAGESSE

Les dents de sagesse

En théorie, les dents de sagesse étaient censées aider les hommes d’un autre temps à manger vite, surtout des plantes à l’état brut et en grande quantité pour qu’ils aient autant d’apport nutritif que nécessaire. La mastication était une étape d’autant plus essentielle que la digestion des sucres des plantes (cellulose) n’est pas possible chez l’Homme. Aujourd’hui, le régime humain est différent, les apports alimentaires sont moindres, il n’est plus indispensable de manger rapidement. L’évolution logique va donc vers la disparition des dents de sagesse, certaines personnes n’en développant même plus.

 

LE COCCYX

Le coccyx est le signe d'une queue via Depositphotos
Le coccyx est le signe d’une queue via Depositphotos

Vestige d’une queue humaine dont l’utilité paraît aujourd’hui dérisoire, le coccyx est cependant essentiel à la position assise, au support des muscles et au maintien de la position de l’anus.

 

L’APPENDICE

L'appendice

Aujourd’hui, l’appendice iléo-caecal n’a pas d’utilité connue. Il est même souvent retiré lorsqu’il est infecté. La plupart des scientifiques sont d’accord avec la théorie de Darwin selon laquelle l’appendice aurait aidé au traitement de la cellulose par l’intestin, lorsque l’homme se nourrissait largement de plantes. Avec le changement de régime, il est devenu inutile, mais paradoxalement, un appendice plus large a été sélectionné au cours de l’évolution car moins prompt à être le lieu d’infections. Il n’est donc pas près de disparaître !

 

LE MUSCLE PLANTAIRE

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Le muscle plantaire est très utile aux singes via Depositphotos

Le muscle plantaire est un muscle qui permet d’attraper et de manipuler des objets avec les pieds. Les singes l’utilisent presque aussi bien que les muscles de leurs mains. Chez l’Homme, il est cependant si peu développé, qu’il ne sert pas à grand chose. Il est donc souvent utilisé en chirurgie pour la reconstruction d’autres tissus musculaires d’autres parties du corps. Il est si peu important que 9 % des humains naissent sans.

 

LA TROISIÈME PAUPIÈRE

La troisième paupière est notamment présente chez beaucoup d'animaux via Depositphotos
La troisième paupière est notamment présente chez beaucoup d’animaux via Depositphotos

La membrane nictitante est une troisième paupière transparente ou translucide que possèdent certains animaux comme les chats et les crocodiles. Comme les autres paupières, elle permet de protéger l’œil et de l’humidifier. Chez les amphibiens, reptiles et autres oiseaux plongeurs, elle recouvre l’œil lors de la plongée. Elle est cependant rare chez les mammifères comme nous, pour qui il ne reste plus qu’un vestige car notre environnement nous permet de vivre sans.

 

LE MUSCLE DE L’OREILLE

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Ce muscle nous permet de vaguement remuer les oreilles via Depositphotos

Le muscle auriculaire permet aux animaux de contrôler les mouvements de l’oreille externe sans bouger la tête. Cela permet de se concentrer sur certains sons comme on peut le voir chez les chiens. Chez l’Homme, cette capacité n’a sûrement jamais été comparable à celle des canidés. La seule chose que l’on est maintenant capable de faire avec ces muscles atrophiques, c’est de vaguement remuer les oreilles.

 

L’ADN ET L’EXEMPLE DU GÈNE DE L-GULANOLACTONE OXIDASE

L'ADN

Comme beaucoup de gènes inactifs, le gène de l’enzyme L-gulonolactone oxidase est un vestige d’une capacité passée. Beaucoup d’autres animaux possèdent ce gène à l’état actif, ce qui leur permet de traiter la vitamine C. Pour nous, il fait partie d’un tas de gènes inactifs, dont l’utilité reste en grande partie inconnue, à part celle de nous rappeler un lien de parenté ancestral avec d’autres espèces de la planète.

 

L’ORGANE DE JACOBSON – L’ORGANE VOMÉRO-NASAL

Cet organe est situé dans le nez via Depositphotos
Cet organe est situé dans le nez via Depositphotos

Cet organe est localisé dans le nez et permet de détecter les phéromones, les molécules qui déclenchent le désir, alertent d’un danger ou permettent de traquer la nourriture. L’organe voméro-nasal permet de réguler les comportements sociaux chez les animaux, mais est quasi non fonctionnel chez l’Homme.

 

LA DIMINUTION DU CERVEAU

Crâne de l'Homo Sapiens vs. l'homme de néandertal
Crâne de l’Homo Sapiens vs. l’homme de néandertal

D’après les scientifiques, le cerveau humain aurait diminué de 10 % au cours des 30 000 dernières années. Mais ceci n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Car si le volume du cerveau humain fait de nous l’un des animaux les plus intelligents de la planète, cette diminution ne nous rend pas plus bête. En effet, plusieurs théories vont dans le sens que cette évolution permettrait d’augmenter l’efficacité du cerveau et de développer d’autres formes d’intelligences. Il a même été observé qu’un cerveau plus petit serait synonyme de plus de sociabilité, moins d’agressivité, en somme moins de sauvagerie. Par exemple, les huskys, proches des loups, ont un cerveau plus petit qu’eux alors qu’ils sont à même de comprendre les gestes de communication humains et sont extrêmement sociables.

 

LE RÉFLEXE ARCHAÏQUE DE PRÉHENSION

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C’est le réflexe déclenché par une stimulation sur la surface palmaire ou plantaire d’un nourrisson et qui provoque une flexion ferme des doigts ou des orteils. Sa prise est si forte qu’il est possible de soulever l’enfant. Il n’est cependant pas inutile puisqu’il est censé aider au lien d’attachement entre les parents et l’enfant. Ce réflexe persiste jusqu’à 4-5 mois, moment auquel l’enfant est capable d’effectuer une préhension volontaire.

 

LA CHAIR DE POULE

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Certains êtres vivants ont la chair de poule en réaction au froid, à la peur ou à la surprise. Si l’on prend l’exemple des chats face à un danger, la chair de poule correspond au hérissement de leurs poils, ce qui augmente le volume de leur silhouette. Ceci serait un moyen de paraître plus gros en face d’un prédateur. La chair de poule chez l’Homme serait donc un vestige de ce réflexe… peut-être utile lorsque les hommes avaient une vraie fourrure.

Tous plus fascinants les uns que les autres, ces vestiges corporels nous en apprennent plus sur l’évolution, mais surtout sur l’histoire de notre espèce !

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