― Julian Leshay / Shutterstock.com

Bien décidé à se tenir loin des problèmes, Twitter a annoncé lundi dernier avoir suspendu 70 000 comptes affiliés à la mouvance conspirationniste pro-Trump QAnon de façon permanente pour les empêcher d’utiliser le réseau social à des fins violentes, comme ce fut le cas pour les événements survenus au Capitole le 6 janvier dernier.

Une mouvance conspirationniste soutenue par Trump

Le mouvement QAnon a vu le jour durant la campagne électorale de 2016. Il est notamment apparu dans le sillage de la théorie « pizzagate », selon laquelle des hauts responsables du parti démocrate dirigeaient un réseau pédophile depuis la cave d’une pizzeria localisée à Washington. La mouvance s’appuie sur des publications anonymes venant d’un soi-disant haut responsable de l’administration Trump surnommé « Q ».

Ce dernier tente de faire croire que certains responsables démocrates ainsi que des célébrités hollywoodiennes s’adonnent à un culte au diable et mangent des enfants. Pour le FBI, ce mouvement est dangereux, étant donné que certains de ses partisans sont arrivés jusqu’à commettre des meurtres et des enlèvements en Amérique. De leur côté, Donald Trump et quelques élus républicains ont salué et fait la promotion du mouvement.

— No-Mad / Shutterstock.com

Les réseaux sociaux veulent se tenir à l’écart de la mouvance

« Ces comptes partageaient des contenus dangereux, associés à QAnon, à grande échelle. Ils étaient essentiellement consacrés à la propagation de ces théories du complot sur tout le service », a expliqué le réseau social dans un communiqué. La purge a notamment commencé par la suspension définitive du compte du président sortant Donald Trump, qui a essayé de discréditer le processus électoral, et a accusé les démocrates d’avoir triché à l’élection pendant plusieurs mois.

Twitter n’est pas le seul réseau social à avoir pris des mesures. De son côté, Facebook a également suspendu de manière temporaire le compte de Donald Trump. À l’instar de Twitter, il a également justifié sa décision en faisant référence à des risques de violences futures, d’ici la cérémonie d’investiture de Joe Biden qui aura lieu le 17 janvier prochain. « Des plans pour de futures manifestations armées prolifèrent sur Twitter et ailleurs, y compris pour une deuxième attaque du Capitole le 17 janvier 2021 », avait notamment indiqué l’oiseau bleu vendredi dernier.

La nouvelle a été critiquée par certains dirigeants européens, comme Angela Merkel. Cette dernière estime qu’il s’agit d’une décision problématique qui montre la toute-puissance des plateformes en termes de liberté d’expression.

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de