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Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de publier son second rapport, évoquant les conséquences d’un réchauffement climatique non maîtrisé dans les décennies à venir, et les perspectives sont particulièrement sombres.

Un « terrible avertissement sur les conséquences de l’inaction »

Publié l’an passé, le premier rapport s’était penché sur la science physique du changement climatique, impliquant une augmentation des catastrophes naturelles telles que les vagues de chaleur, les inondations et l’accélération du dégel du permafrost arctique. Ce second document aborde les impacts, les possibilités d’adaptation et la vulnérabilité des populations dans un monde plus chaud de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

Sans surprise, les experts évoquent des phénomènes climatiques inévitables au cours des deux prochaines décennies, les populations et les écosystèmes les moins bien armés pour y faire face étant les plus durement touchés.

« Ce rapport est un terrible avertissement sur les conséquences de l’inaction », a estimé Hoesung Lee, président du GIEC. « Les mesures que nous prenons aujourd’hui détermineront la manière dont les populations s’adapteront et dont la nature réagira aux risques climatiques croissants. »

L’intensification des vagues de chaleur, des sécheresses et des inondations est déjà plus grave que ce que les plantes et les animaux sont capables de supporter, entraînant une mortalité généralisée chez un vaste éventail d’espèces. Ces types d’événements météorologiques exposent déjà des millions de personnes à l’insécurité hydrique et alimentaire en Afrique, Asie, Arctique, Amérique centrale et du Sud.

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Des mesures drastiques et urgentes indispensables

Selon le rapport, la fenêtre d’action se rétrécit et la réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre s’avère absolument indispensable. Toutefois, ses auteurs soulignent également que la nature peut nous aider à nous adapter au changement climatique, en insistant sur la nécessité de maintenir des écosystèmes sains afin de garantir l’approvisionnement continu en ressources vitales, de préserver les sols et de faire entrer davantage la nature dans les villes.

« En restaurant les écosystèmes dégradés et en conservant 30 à 50 % des habitats terrestres, d’eau douce et océaniques, nous pouvons bénéficier de la capacité de la nature à absorber et à stocker le carbone, et ainsi tendre vers le développement durable, mais un financement et un soutien politique adéquats se révèlent essentiels », a rappelé Hans-Otto Pörtner, coprésident du groupe de travail II du GIEC.

Qualifiant ce nouveau document « d’atlas de la souffrance humaine », le secrétaire général des Nations unies António Guterres a évoqué une abdication « criminelle » du leadership. « Les plus grands pollueurs de la planète sont responsables de l’incendie de notre unique foyer. Il est essentiel de limiter la hausse des températures mondiales à 1,5 °C, et cela nécessitera que nous réduisions nos émissions de 45 % d’ici 2030 et atteignions la neutralité carbone d’ici 2050 », a-t-il déclaré.

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ozarmes
ozarmes
2 mois

Lors de l’ère pré industrielle, nous étions dans le petit âge glaciaire, avec des températures moyennes de la planète plus fraîches ….. Avec les 1,5 ° C à 2° de plus qu’à cette époque-là nous revenons simplement à ce qui préexistait avant le petit âge glaciaire…..

Hannibal
Hannibal
2 mois

J’ai l’intuition que le problème de réchauffement se règle par des injections plus ou moins répétées, un permis de circuler à base de qr code, une petite guerre avec la Russie (voir plus si affinité) puis par un écroulement de l’économie et en conséquence du reste (c’est à dire nous)…… Lire la suite »