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Le dernier rapport en date du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prévoit une importante hausse des phénomènes météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles d’ici 2040.

Un tableau particulièrement sombre

Dévoilée en début de semaine, la première partie du sixième rapport de l’instance onusienne de référence pour l’étude du climat a impliqué plus de 234 experts issus de 66 pays. S’appuyant sur plus de 14 000 études, le document indique que depuis la seconde moitié du XIXe siècle, les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines ont provoqué une augmentation moyenne de la température mondiale de 1,1 ºC. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des 20 prochaines années, entraînant une augmentation totale d’au moins 1,5 ºC depuis l’ère préindustrielle.

Si les températures vont augmenter sur l’ensemble de la planète, le changement sera plus prononcé dans les zones émergées, notamment l’Arctique, où la hausse devrait être plus de deux fois supérieure à la moyenne mondiale. En conséquence, le dégel actuel du pergélisol arctique sera amplifié, les glaciers et les calottes glaciaires fondront, et la glace de mer pourrait disparaître complètement pendant les mois d’été.

Cependant, les problèmes ne se limiteront pas à cette zone du globe. Selon les prévisions, les précipitations vont augmenter aux latitudes élevées, provoquant des inondations, des coulées de boue et d’autres catastrophes naturelles, tandis que certaines régions connaîtront des sécheresses plus sévères.

Les « signes vitaux » de la Terre s’affaiblissent — Tatsiana Hendzel / Shutterstock.com

De même, l’océan connaîtra une augmentation des vagues de chaleur marines, ainsi que l’acidification et la réduction des niveaux d’oxygène qui y sont associées, tandis que les zones côtières de faible altitude seront soumises à davantage d’inondations et d’érosion. Le rapport indiquant que « les événements extrêmes liés au niveau de la mer, qui se produisaient auparavant une fois tous les 100 ans, pourraient intervenir chaque année d’ici la fin du siècle ».

« Ce rapport nous confronte à la réalité »

Il existe toutefois un mince espoir de limiter les dégâts. Si les émissions de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre causées par l’Homme sont réduites de manière drastique, l’effet sur la qualité de l’air devrait être rapidement visible. Cela dit, même si des mesures importantes sont prises dès maintenant, il faudra peut-être encore 20 à 30 ans pour que les températures mondiales se stabilisent, et des centaines, voire des milliers d’années pour que le niveau des mers cesse de monter.

« Ce rapport nous confronte à la réalité », souligne la climatologue Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe de travail 1 du GIEC. « Nous avons maintenant une image beaucoup plus claire du climat passé, présent et futur, ce qui est essentiel pour comprendre où nous allons, ce qui peut être fait et comment nous pouvons nous préparer. »

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erick gehinWalczynski ssonia Auteurs de commentaires récents
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Walczynski ssonia
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Walczynski ssonia

Bonjour 4grands moyens pour lutter contre ce changement climatique Au lieu de vous en prendre toujours aux plus petits , tournez vous vers les grands : Les avions toujours plus nombreux Les porte-containers qui polluent nos océans Les paquebots de luxe toujours plus grands ,toujours plus gros Les très grosses… Lire la suite »