Christian Stemper est un photographe autrichien qui a profité d’un voyage en Grèce pour immortaliser le visage des pêcheurs passionnés de Paros. Sur cette petite île grecque, ces hommes sont les derniers d’une longue lignée de pêcheurs, fidèles à leurs traditions et à leurs petits bateaux en bois. Christian est parti à la rencontre de ces « loups de mer » aux visages marqués par des années de dur labeur.

Yannis Perantinos

Yannis Perantinos était complètement silencieux lorsqu’il a été photographié. Aujourd’hui, il est âgé de 77 ans, il a passé une grande partie de sa vie sur la mer dans son bateau nommé Popi.

 

Kostantinos Stratis

Kostantinos Stratis a été très déçu par ses anciens collègues, qui ont accepté l’argent de l’Union européenne pour détruire leurs bateaux. « Les pêcheurs ont avalé l’appât de l’UE, et se sont fait eux-mêmes pêcher », dit-il à Christian Stemper.

 

Panayiotis Visadakis

Panayiotis Visadakis, qui est né au début des années 60, a été photographié aux côtés de son bateau Ypapanti Nauossa.

 

Thanasis Tantanis

« J’ai beaucoup appris de mon grand-père et de mon père. Mais ces connaissances seront perdues, car il n’y a personne pour suivre la tradition. Mes habitudes vont disparaitre. Même si de nouvelles personnes arrivent, elles ont une vision différente de la pêche. Elles ne la font pas de manière traditionnelle. »

« Quand nous serons partis, ce sera fini. Je me sens vide quand je retourne sur terre, j’ai alors le sentiment d’être inutile. Mes enfants veulent que j’arrête. Je leur ai dit, si vous m’aimez, vous devez me laisser repartir. Ma vie entière est sur la mer. »

 

Spiros Tantanis

Spiros Tantanis, qui se rapproche des 80 ans, et son bateau Evagenlia-Stella Naoussa. Beaucoup de bateaux sont nommés d’après le nom des épouses ou des filles.

 

Filippas Tsantanis

Filippas Tsantanis, avec son bateau l’Ilian Parikia, a appris à pêcher avec son grand-père, « Le professeur ».

 

Nikitas Malama Tenios

Nikitas Malama Tenios, avec son bateau le Panagia Naoussa. Il dit qu’il y a moins d’argent à se faire aujourd’hui dans la pêche que dans les années passées. « Le travail est difficile et le revenu plus bas qu’avant, il n’y a donc aucun attrait pour une nouvelle génération. »

 

Petros Delentas

Petros Delentas et son amour, son bateau Manolis Piso Livadi. « À l’âge de 18 ans, je suis devenu un marin et j’ai commencé à voyager dans le monde entier comme opérateur radio, pas pour des raisons romantiques, mais à cette époque il n’y avait rien à faire ici. Mon bateau m’a sauvé. Il a été mon ancre qui me ramena à Paros et avec laquelle je pouvais construire ma vie. Alors que je ne pouvais échapper à une vie de marin. Ce bateau est mon grand amour. »

 

Vaggelis Parousis

Vaggelis Parousis, né en 1945, a toujours vécu pour la pêche. « Si je ne vois pas la mer, je ne vis pas », dit-il. Il ne survivrait pas 24 heures à Athènes, loin de sa bien-aimée mer.

 

 

Alexandros Kritsalis

Alexandros Kritsalis, un des hommes les plus jeunes immortalisés par le photographe. Il est âgé de 50 ans, et son bateau se nomme le Coral Parikia. Il dit de lui qu’il « aime la vie », comme le font les humains.

 

Athanassios Karapetis

Athanassios Karapetis avec Despoina Parikia, son bateau. Chaque port est comme une famille, selon Stemper, avec son propre patron.

 

Aighinitis

 

Grigoris Malamatenios

 

Stelios Sifneos

 

Petros Tantanis

 

Minas Arkoulis

 

Manolis Tsigonias

 

Moschonas Vassilopoulos

 

Petros Aliprantis

 

Vaggelis Parousis

Ces portraits authentiques de pêcheurs sont bouleversants. Leur histoire nous a beaucoup touchés et nous rappelle à quel point les traditions sont importantes et ont besoin de perdurer. Merci à Christian pour son travail, que vous pouvez retrouver sur son site. Et vous, partiriez-vous à la rencontre de la population lors d’un voyage à l’étranger ou préféreriez-vous profiter des paysages ?

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