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On a parfois aux moments les plus inopportuns des pensées indésirables qui nous gâchent la vie. Il est généralement difficile de se débarrasser de ces pensées intrusives. Il existe cependant des méthodes pour pouvoir les contrôler et ainsi éviter la détresse qui a généralement tendance à les accompagner.

Les pensées indésirables : qu’est-ce que c’est ?

Les pensées intrusives sont des images ou des pensées inattendues qui semblent surgir dans votre tête. Ce genre de pensées concerne presque tout le monde, mais à des fréquences et des intensités différentes. Elles sont souvent étranges, angoissantes ou désagréables. En effet, si cela peut parfois être le jingle d’une publicité, cela a plus tendance à être une pensée agressive, sexuelle, ou relative à une erreur ou une inquiétude. Dans la plupart des cas, ces pensées intrusives n’ont pas de signification particulière.

De même, elles sont généralement inoffensives. Cependant, elles causent beaucoup d’angoisse et d’inquiétudes, et peuvent même interférer avec les activités quotidiennes si elles sont trop répétitives. Les pensées indésirables peuvent également être particulièrement pénibles pour les personnes souffrant de troubles psychiques, comme les troubles bipolaires, la schizophrénie ou l’anxiété et la dépression. Par ailleurs, il faut également savoir que ces pensées intrusives peuvent être des symptômes de ces troubles psychiques.

Même chez les personnes sans troubles psychiques, contrôler les pensées indésirables est difficile. Très certainement, c’est encore plus difficile pour les personnes qui souffrent de ces problèmes. Cependant, il existe des méthodes pour mieux gérer ces pensées invasives et de les empêcher de s’immiscer dans notre vie, et des scientifiques viennent notamment de trouver une nouvelle méthode dans ce sens. Selon une étude publiée dans la revue Computational Biology, il est possible d’éviter les pensées intrusives répétitives grâce à ce qu’on appelle un contrôle proactif.

pensées indésirables
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Une meilleure maîtrise grâce au contrôle proactif

Il faut comprendre que, de manière générale, les gens utilisent un contrôle réactif face aux pensées invasives. Cela signifie qu’ils vont rejeter ou supprimer ladite pensée après qu’elle s’est produite. En revanche, si une personne arrive à empêcher les pensées indésirables d’atteindre l’esprit, il s’agit de contrôle proactif. Un tel contrôle est possible en évitant les associations entre certains stimuli – qui peuvent être des mots, des images ou des idées – et les pensées intrusives répétitives qu’ils déclenchent.

Pour une meilleure compréhension du contrôle proactif, les chercheurs ont recruté 80 adultes anglophones pour participer à des expériences. Ces expériences consistaient notamment à trouver des associations à des mots courants. Pour ce faire, des mots ont été affichés sur des écrans, et les participants devaient taper un mot associé. Les participants ont été séparés en deux groupes. Dans un groupe, les gens ont été informés à l’avance qu’ils ne recevraient pas de récompenses s’ils répétaient les associations. Par conséquent, ils ont entrepris de supprimer les pensées des associations qu’ils ont déjà évoquées.

Dans l’autre groupe, aucune consigne n’a été donnée. Après synthèse des données obtenues, les chercheurs ont constaté qu’il y avait une forte tendance à se tourner vers le contrôle réactif. Cependant, il a également été constaté que les gens peuvent partiellement anticiper ce processus, et basculer vers le contrôle proactif. « Bien que les gens ne puissent pas éviter les pensées indésirables, ils pourraient s’assurer que penser à une pensée indésirable n’augmente pas la probabilité qu’elle revienne à l’esprit », a ainsi conclu Isaac Fradkin, auteur principal de l’étude, dans un communiqué.

S’il y a encore beaucoup d’inconnues sur le contrôle proactif, il s’agit d’une base pertinente pour les approches thérapeutiques pour les pensées intrusives.

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