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La crise du coronavirus laisse entrevoir une autre crise, économique et sociale, celle-ci. En effet, à cause de l’obligation de fermeture de toute activité « non essentielle », l’économie de nombreux pays est désormais entrée en récession. Cela laisse entrevoir un autre drame : celui de la faim, pour de nombreuses personnes. Au Portugal, ce danger est particulièrement présent.

« 150 000 familles sont au bord de la famine », selon le quotidien portugais Correio da Manhã. Eugenio da Fonseca, président de l’ONG catholique caritative Caritas, affirme que “les demandes [d’aide humanitaire] ont augmenté de plus de 50 % ces deux derniers mois”, ce qui correspond à 600 000 personnes qui ne parviennent plus à subvenir à leurs besoins.

Secoué depuis 2008 par une grave crise économique, le Portugal est en grande difficulté. En 2011, le pays a conclu un accord avec la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), prévoyant déjà une coupe de « 670 millions d’euros dans la santé ». Les Portugais se sont donc déjà retrouvés endettés à cause des soins de santé, qui ont augmenté « de 2,5 à 5 € pour une consultation en ville et jusqu’à 20 € aux urgences ». Cette période est restée dans les mémoires portugaises comme « la crise de la troïka ».

Eugenio da Fonseca affirme que les demandes d’aide humanitaire pourraient encore augmenter, et que les besoins en nourriture risquent de connaître une hausse « bien plus brutale que la crise de la troïka en 2011 ». Ce sont désormais 6 travailleurs sur 10 qui ont perdu leur emploi.

L’économie s’était en partie relevée grâce au tourisme, mais la crise du coronavirus fait craindre un effondrement de l’économie, le tourisme étant en effet pratiquement exclu cette année. Toutefois, pour ajouter une note positive, de nombreux réfugiés viennent en aide aux familles portugaises les plus défavorisées, en signe de reconnaissance pour ce pays qui les a accueillis.

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Schaller

Pourquoi empêcher les gens de travailler ils n’ont pas de masque comme nous n’en avons pas eu mais pour eux c’est plus grave s’ils ne travaillent pas, ils n’ont pas à manger ils ne vivent pas comme nous alors laissez les tranquilles

thomas
Invité
thomas

Comme la France quoihttps://www.lopinion.fr/edition/economie/christelle-dubos-huit-millions-personnes-vont-avoir-besoin-l-aide-216674