Cette molécule va nous permettre de collecter l’énergie solaire sans utiliser de panneaux

Réduire notre impact sur l’environnement grâce à de nouveaux moyens de générer de l’énergie est devenue l’une des principales préoccupations des chercheurs. Si le solaire est une alternative en pleine expansion, les panneaux nécessaires à son fonctionnement prennent encore beaucoup de place. Un chercheur a donc mis au point une molécule capable de capter l’énergie solaire. Une innovation qui pourrait également réduire notre production de gaz à effet de serre.

 

Comment fonctionne cette solution alternative aux panneaux solaires ?

Développée par Liang-shi Li de l’Université de l’Indiana et par une équipe internationale de scientifiques, la molécule en question a la capacité de convertir le gaz à effet de serre en monoxyde de carbone. Au contact de la lumière ou de l’électricité, la molécule réagit et parvient à transformer le gaz. Le monoxyde de carbone qui en résulte peut ensuite être utilisé comme combustible car en brûlant, il produit une grande quantité d’énergie.

La structure nanométrique de la molécule a une couleur foncée qui absorbe de grandes quantités de lumière solaire. L’énergie de la lumière solaire est alors utilisée par le «moteur» du rhénium de la molécule pour produire du monoxyde de carbone à partir du dioxyde de carbone. De cette manière, la feuille moléculaire nous aiderait à lutter efficacement contre les effets des gaz à effet de serre tout en produisant de l’énergie verte.

 

Un moyen de réduire le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère

Si elle incarne une nouvelle manière d’utiliser l’énergie solaire, la feuille moléculaire est également la méthode la plus efficace à ce jour pour réduire la quantité de dioxyde de carbone produit. La conversion du dioxyde de carbone en monoxyde de carbone nécessite autant d’énergie que celle libérée par la combustion de monoxyde de carbone. Exploiter le monoxyde produit par la conversion est une alternative bénéfique pour l’énergie mais aussi pour l’environnement d’autant que les chercheurs veulent encore améliorer le procédé.

Depuis la révolution industrielle, les niveaux de dioxyde de carbone ont dangereusement augmenté, passant de 280 parties par million à 400 parties par million au cours des 150 dernières années. Les scientifiques s’accordent à dire qu’il existe une probabilité de 95 % que les gaz à effet de serre produits par l’homme ont augmenté la température de la Terre au cours des 50 dernières années.

 

La feuille moléculaire va-t-elle prochainement être produite à grande échelle ?

Il y a encore beaucoup de travail à faire avant que la feuille moléculaire soit produite à grande échelle. L’équipe cherche notamment une alternative pour remplacer l’élément rhénium par du manganèse, plus répandu et donc plus abordable pour la production de masse.

Son créateur espère aussi améliorer la feuille moléculaire en produisant une version qui puisse être utilisée sous une forme non liquide. Néanmoins, la feuille moléculaire incarne déjà une solution efficace pour réduire notre impact environnemental tout en continuant à produire de l’énergie.


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