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25 mégapoles seulement génèrent la moitié des émissions de CO2 urbaines dans le monde

La majorité de ces mégapoles sont situées en Asie

— Michal Staniewski / Shutterstock.com

Avec la fonte des glaces, les canicules monstres au Canada, ou encore la famine liée à la sècheresse à Madagascar, les conséquences désastreuses du réchauffement climatique se font de plus en plus sentir. Rappelons que ce phénomène est étroitement lié à l’émission de gaz à effet de serre, notamment le CO2. Une étude a noté que 52 % de toutes les émissions urbaines de CO2 au monde sont issues de 25 mégapoles.

Les centrales à charbon à l’origine des émissions urbaines en Chine

Actuellement, le monde et l’humanité ressentent de plus en plus les conséquences néfastes du réchauffement climatique. Climat extrême, catastrophe naturelle plus violente, disparition de nombreuses espèces et apparition plus fréquente de maladie mortelle ; tous ces évènements sont en effet liés au réchauffement climatique, et ils vont empirer au fur et à mesure que les températures terrestre et marine vont augmenter. Il faut savoir qu’il n’y a pas de solution miracle pour inverser le réchauffement climatique, mais il est tout de même possible de limiter sa progression en réduisant au maximum les émissions de gaz à effet de serre et la pollution en général.

C’est dans cette optique que 195 pays dans le monde ont signé l’accord de Paris, avec pour objectif de limiter l’augmentation moyenne de la température mondiale à 1,5 °C d’ici à 2100. À la suite de l’accord, de nombreux pays et villes ont mis en place des objectifs et des programmes d’atténuation des gaz à effet de serre. Cependant, le rapport 2020 du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) montre qu’il y a des écarts importants entre la réalité et les objectifs définis. Si des mesures drastiques ne sont pas prises, il est fort probable qu’une augmentation de la température de plus de 3 °C sera observée d’ici la fin du 21e siècle.

Ces mesures doivent commencer avec la réduction des gaz à effet de serre. Ce qu’il faut comprendre, c’est que 52 % de tout le CO2 émis dans les grandes villes provient de seulement 25 mégapoles, selon une étude publiée dans la revue Frontiers in Sustainable Cities. L’étude indique notamment que 23 de ces 25 grandes villes sont situées en Chine, a rapporté le Daily Mail. Les deux autres villes non chinoises sont Tokyo, capitale du Japon, et Moscou, la capitale russe. Si les villes chinoises émettent autant de gaz à effet de serre, c’est principalement à cause de leurs centrales à charbon. Le pays exploite actuellement 1 058 centrales à charbon, soit l’équivalent de plus de la moitié de ce genre de centrale au niveau mondial.

— humphery / Shutterstock.com

Toutes les grandes villes doivent prendre part à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre

Même si ces 25 mégapoles se situent essentiellement en Chine, l’étude note que les grandes villes situées dans les pays développés – notamment les villes européennes, les États-Unis et l’Australie – émettent nettement plus de gaz à effet de serre que celles situées dans des pays en développement ; à l’exception de la Chine qui est classée comme pays en développement par l’ONU. Selon les chercheurs, la ventilation, le stockage d’énergie et les transports routiers sont les principales sources d’émission de gaz à effet de serre dans ces zones urbaines. Les chercheurs ont précisé que ces informations sont très importantes, dans la mesure où cela va permettre de cibler les secteurs sur lesquels il faut agir pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

« Les principaux secteurs émetteurs doivent être identifiés et ciblés pour des stratégies d’atténuation plus efficaces. Par exemple, les différences dans les rôles que jouent l’utilisation d’énergie stationnaire, le transport, l’utilisation d’énergie domestique et le traitement des déchets pour les villes doivent être évaluées », a déclaré le Dr Shaoqing Chen, auteur principal de l’étude, dans un communiqué. Les chercheurs recommandent également la réalisation d’inventaires plus cohérents des émissions de gaz à effet de serre afin de savoir si les stratégies pour œuvrer dans ce sens sont vraiment efficaces. Enfin, ils pensent que les villes et les pays du monde devraient définir des objectifs plus ambitieux et plus facilement traçables.

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