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Depuis les propos mensongers et autres fake news rapportés par le président américain Donald Trump sur différents réseaux sociaux, certains ont pris des décisions radicales concernant ces déclarations. Facebook, de son côté, s’attire la colère de nombreuses personnes parmi ses employés.

Une éthique controversée…

On le sait, le président Donald Trump adore faire des déclarations à tout bout de champ. Son média favori étant Twitter. Ses opinions, son point de vue, ses démentis auprès des « faux médias » inondent ses comptes sociaux. Mais récemment, Twitter s’est mis son plus fidèle utilisateur à dos. En invitant les internautes à « vérifier » et s’informer auprès de sources sûres sur les déclarations du président américain, Twitter affichait haut et fort sa politique d’utilisation. La discrimination, l’incitation à la haine, le racisme et les fausses informations étant les ennemis à abattre de l’oiseau bleu. Et accessoirement, les sujets favoris de Trump.

Salué par beaucoup, Twitter, avec à sa tête le surprenant Jack Dorsey, avait déclaré la guerre aux tweets insultants du président. Bien décidé à orienter du mieux possible les futurs électeurs américains pour la prochaine campagne des présidentielles, Twitter fut l’un des premiers à s’opposer aux discours haineux.

Facebook quant à lui fait face depuis de nombreuses années aux critiques. Laxiste et passive, la marque au pouce bleu est régulièrement pointée du doigt. Elle doit désormais faire face aux conséquences de sa politique d’utilisation douteuse et de son éthique controversée. Il y a quelque temps, Mark Zuckerberg s’était exprimé sur sa décision de ne pas supprimer un message de Trump identifié sur Twitter comme « apologie de la violence ». Zuckerberg avait soutenu qu’il ne souhaitait pas supprimer ces messages au nom de la liberté d’expression et d’information. Une décision vivement critiquée au sein même de son entreprise.

… qui fait perdre beaucoup à Facebook

« Facebook fournit une plateforme qui permet aux hommes politiques de radicaliser des individus et de glorifier la violence », s’était emporté un employé de la firme, Timothy Aveni. Après plusieures démissions et des grèves virtuelles, Facebook fait désormais face à un nouveau coup dur. 

Plusieures grandes marques ont ainsi décidé de retirer temporairement leurs publicités de la plateforme. Un boycott massif organisé et soutenu par l’organisation Stop Hate for Profit. Une démarche qui consiste à retirer leurs publicités pendant tout le mois de juillet sur Facebook. Depuis, un nombre conséquent de marques et d’annonceurs ont suivi. Voici la liste non exhaustive des marques qui se séparent (temporairement) de Facebook : Ben & Jerry’s, Rakuten Viber, The North Face, Unilever, Honda, Levi Strauss & Co., Coca-Cola, Mozilla, Starbucks, Patreon, Adidas, Ford, Best Buy, Reebok mais aussi Pfizer, Clorox, The Hershey Company, Talkspace, Denny’s, Chobani, Burton, Aspen Snowmass, Affirm, JanSport, Dockers, Lululemon, Birchbox, Upwork, Eileen Fisher, Magnolia Pictures, Dashlane, Eddie Bauer, Arc’teryx, Patagonia, REI, Verizon

Une conséquence à double tranchant pour Facebook qui, d’un côté risque de perdre plusieurs millions de dollars, mais aussi une réputation déjà entachée par de nombreuses polémiques. Facebook a par la suite annoncé que de nouvelles règles « pourraient » à l’avenir faire quelque chose pour les contenus choquants/problématiques. Mais cette règle au conditionnel ne semble pas apaiser le mal déjà causé tandis que toujours plus d’annonceurs se retirent. 

Êtes-vous d’accord avec les nombreuses marques citées ?

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