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Depuis la fermeture des commerces non essentiels, Amazon est au cœur des inimitiés en France. Les petits commerçants affirment être victimes d’une concurrence déloyale du géant de l’e-commerce, qui a le privilège de livrer tous ses produits à domicile. De son côté, le groupe Intermarché a décidé de soutenir ces derniers. Il a annoncé son projet jeudi dernier dans un encart publicitaire titré « Désolé Amazon ».

Un drive solidaire pour faciliter la vente des produits des petits commerçants

Intermarché lance un « drive solidaire » pour venir en aide aux petits commerçants. Ceux-ci pourront ainsi mettre leurs produits en vente gratuitement dans la place de marché numérique des supermarchés de l’enseigne française de grande distribution. Pour l’instant, ce service est uniquement proposé aux libraires. Cependant, il sera prochainement déployé à l’ensemble des autres commerces de l’Hexagone.

« On entend la colère, la détresse des petits commerçants et en particulier des libraires, on entend le discours de pousser à la digitalisation, au click and collect, mais tous ne sont pas forcément prêts. L’idée est de donner un coup de main aux commerçants en mettant à leur disposition nos outils digitaux, notre plateforme de click&collect, avec dans un premier temps les libraires. Le click se fait sur notre site, mais le collect est fait dans leur boutique », a expliqué Thierry Cotillard, le président du groupe français.

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Intermarché cible Amazon

Les petits commerçants ne sont pas les seuls à cibler Amazon. Dans sa campagne publicitaire datant de la semaine dernière, Intermarché n’a pas caché son ressentiment envers le géant de l’e-commerce. « Sorry Jeff, nous sommes d’ores et déjà en train de travailler à rendre ce service disponible pour les autres commerces de proximité en difficulté », avait déclaré le groupe dans ses encarts publicitaires dans la presse.

Thierry Cotillard explique qu’il ne veut pas passer pour un mauvais perdant et qu’il considère Amazon comme « un excellent aiguillon pour accélérer notre transition digitale ». Cependant, il revendique une vraie équité fiscale. Son concurrent américain, qui paye 420 millions d’euros de contribution fiscale par année, est souvent accusé d’être avantagé en termes de fiscalité par rapport aux distributeurs.

Mercredi dernier, Carrefour a également annoncé son projet de mettre en place une solution de digitalisation accélérée, en partenariat avec Mirakl. Dans le cadre de ce projet, les commerces qui commercialisent des produits alimentaires, d’hygiène, de soins et de beauté, de l’animalerie ou de la puériculture bénéficient d’un abonnement gratuit à sa marketplace jusqu’à la fin de l’année.

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