S’orienter sans signal satellite et repérer des structures enfouies est désormais envisageable. La jeune entreprise québécoise SBQuantum vient d’envoyer en orbite un outil de mesure révolutionnaire. Cette innovation ouvre la voie à une navigation autonome totalement insensible aux tentatives de piratage.

Un capteur quantique inédit en orbite pour cartographier le magnétisme terrestre avec une précision absolue
L’entreprise a validé l’envoi de son dispositif dans l’espace durant le défi MagQuest. En outre, ce programme américain, soutenu par la National Geospatial-Intelligence Agency, finance la modernisation du modèle magnétique mondial prévu pour 2030. L’outil utilise ainsi des propriétés quantiques du diamant pour mesurer les signaux.
En effet, la boussole globale de notre planète évolue de plus en plus rapidement. Cependant, les satellites actuels vieillissent et peinent à fournir des données fiables. C’est pourquoi cette innovation propose une surveillance continue en temps réel avec une sensibilité extrême inférieure à 100 picoteslas.
De plus, cette technologie fonctionne sans système de refroidissement lourd. En effet, les pierres précieuses résistent parfaitement aux radiations spatiales et aux vibrations du décollage. Par conséquent, l’appareil garantit des mesures vectorielles directionnelles stables sur le long terme, même dans des milieux particulièrement hostiles.
Une alternative infaillible au GPS pour s’orienter en zone de conflit sans risque de brouillage
Contrairement aux signaux satellites classiques, le magnétisme ne peut pas être bloqué par des forces malveillantes. Cette avancée jette donc les bases d’une navigation magnétique passive autonome et hautement sécurisée. Ainsi, les navires, les avions et les blindés obtiendront une localisation précise en zone contestée.
Face à ces enjeux stratégiques, le Canada qualifie ces capteurs de capacité souveraine clé. Par ailleurs, l’Agence spatiale européenne collabore activement avec SBQuantum à travers son programme FutureEO. Ce partenariat vise à concevoir un prototype de magnétomètre amélioré pour les prochaines missions d’observation.
La détection d’infrastructures souterraines et d’objets dissimulés devient possible depuis le ciel
Les applications terrestres touchent directement la sécurité publique et la géophysique. Grâce aux anomalies magnétiques du sol, l’appareil repère des galeries souterraines clandestines ou des structures métalliques enfouies sous les villes. De plus, les géologues peuvent utiliser cette méthode afin de cartographier précisément les ressources naturelles.
Toutefois, des limites scientifiques subsistent face à certains matériaux. Par exemple, l’uranium enrichi échappe à cette technologie car cette matière n’est pas magnétique. En revanche, le système localise parfaitement le béton renforcé des bunkers et les installations électriques qui entourent généralement ces dépôts.
Une intégration logicielle boostée par l’intelligence artificielle pour un déploiement imminent
L’un des principaux défis résidait dans l’élimination des interférences générées par le satellite lui-même. Pour résoudre ce problème, l’équipe associe plusieurs capteurs à des algorithmes d’intelligence artificielle adaptatifs. Cette méthode permet de diviser par cent le bruit magnétique global de la plateforme spatiale.
De surcroît, cette architecture logicielle traite les informations récoltées de façon instantanée. Ainsi, le programme informatique parvient à déduire la position exacte d’un objet en mouvement, sa vitesse ainsi que son poids. Auparavant, ces calculs complexes exigeaient de longs traitements informatiques après la collecte.
Enfin, la commercialisation de ces outils miniaturisés commence dès à présent sur Terre. Actuellement, des versions portables intégrées dans des sacs à dos effectuent des essais concrets. C’est pourquoi l’entreprise prévoit une vente à grande échelle de ces équipements au cours des douze prochains mois.
Par Eric Rafidiarimanana, le
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