Image d’illustration — videobuzzing / Shutterstock;com

Les archéologues ont récemment découvert un crâne incrusté d’un implant métallique dans les Andes, au Pérou. Ce crâne a été confié au musée d’ostéologie d’Oklahoma City. Il a une forme assez particulière car les Péruviens anciens étaient réputés pour serrer la tête des enfants avec des bandes afin que leur crâne obtienne une forme spécifique. Pourtant, il n’a jamais été prouvé qu’ils ont utilisé des implants dans les Andes. Des chercheurs se sont alors donné pour mission de découvrir s’il s’agit d’un vrai ou d’un faux implant.

Cet implant est-il authentique ?

En plus de l’implant, les scientifiques ont découvert un trou en dessous du métal. Selon eux, c’est probablement dû à une trépanation. En effet, une trépanation est un trou qui se crée lorsque l’on traite un patient pour une blessure ou autre problème médical lié au crâne. D’ailleurs, c’était une pratique assez courante durant l’Antiquité.

Le musée a déclaré avoir déjà effectué une datation au carbone et attend l’avis d’un expert pour confirmer son authenticité. Plusieurs tests scientifiques seront effectués afin de décider si l’implant est vrai ou faux. John Verano, un professeur d’anthropologie dans le comté de Louisiane, a déclaré qu’il doute de l’authenticité de l’implant. Selon lui, ce serait un objet monté de toutes pièces afin qu’il soit considéré comme un objet de valeur ou de collection. Dans une étude publiée en 2010 dans la revue International Journal of Osteoarchaeology, John Verano avait déjà examiné plusieurs crânes ayant des implants. Il a avancé que soit l’implant est faux, soit il a été utilisé pour une offrande funéraire.

Des scientifiques optent pour une autre possibilité

Danielle Kurin, professeure d’anthropologie à l’université de Californie, affirme qu’il s’agit ici d’une pièce de métal finement martelée au crâne. D’après les tests qu’elle a effectués, le crâne appartenait à un homme âgé qui aurait subi un traumatisme contondant sur le côté droit. L’implant métallique l’a aidé à survivre pendant quelque temps. D’ailleurs, elle affirme avoir observé des signes de guérison au niveau du crâne.

Kurin affirme que d’autres tests seront effectués sur le métal afin de déterminer sa provenance. De plus, durant cette époque, la technologie métallurgique était déjà présente partout dans les Andes et ce n’est pas la première fois que Kurin rencontre des cas présentant les mêmes blessures. Lors de sa dernière découverte publiée dans la revue American Journal of Physical Anthropology en 2013, elle affirme avoir trouvé des ossements vieux de 800 ans qui portaient une calotte en métal servant à protéger la zone creusée par la trépanation. Le rôle du métal sur cette zone était de maintenir l’individu en vie suite au traumatisme qu’il a subi.

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