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Vieille de 200 millions d’années, la plus ancienne forêt pétrifiée au monde se cache en Arizona

Un vestige fascinant du passé

Située au cœur d’une zone désolée et aride, la « Forêt pétrifiée de l’Arizona » constitue une fenêtre fascinante sur le passé de notre planète, remontant dans ce cas à l’ère des dinosaures.

« Momification » végétale

À l’instar des forêts submergées, le bois pétrifié résulte d’un lent processus de fossilisation. Dans ce second cas, les minéraux remplacent progressivement les matières organiques qui le composent, ou s’incrustent dans les parois cellulaires existantes, contribuant ainsi à leur conservation.

Si la calcite, la pyrite, la silice et même l’opale sont connues pour infiltrer les matières végétales, des conditions bien particulières doivent être réunies pour que cette pétrification se produise.

Intervenant sur une échelle de temps comprise entre quelques milliers à plusieurs millions d’années, elle concerne généralement des végétaux ensevelis peu après leur mort sous d’épaisses couches de sédiments (qu’il s’agisse de boue ou de cendres volcaniques), contribuant à enrayer le processus de décomposition des matières organiques.

À mesure que les couches s’accumulent, elles se compressent et se transforment en roches, formant un écrin durable pour ces témoignages d’une époque très lointaine, où la vie terrestre s’avérait bien différente.

Des fossiles exposés par les éléments

Vieux de 200 millions d’années, les troncs pétrifiés du parc national de l’Arizona proviennent de la formation de Chinle. Sous l’effet de l’activité tectonique, ils ont commencé leur lente remontée vers la surface environ 140 millions d’années plus tard. Exposées aux éléments, les couches sédimentaires les renfermant se sont progressivement désagrégées.

Il ne s’agit pas des seuls fossiles préhistoriques découverts dans la zone. Au fil des décennies, les paléontologues ont également mis au jour des restes de fougères du Trias supérieur, de phytosaures, d’énormes amphibiens et de dinosaures primitifs, témoignages d’un ancien écosystème marécageux à la végétation dense.

Une abondance qui constitue également un problème pour cet important site touristique. « Le fait apparemment anodin de déplacer l’un de ces vestiges réduit significativement la quantité d’informations que nous pouvons en tirer », rappelle Wendy Bustard, ancienne conservatrice du parc.

En 2024, des chercheurs avaient découvert les vestiges d’une forêt fossile vieille de 22 millions d’années dans le canal de Panama.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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