Une campagne choc anti-fourrure à quelques jours des soldes d’hiver

Mardi 26 décembre, la Fondation Bardot annonçait le lancement de leur nouvelle campagne anti-fourrure sur plus d’un millier de panneaux publicitaires dans toute la région Île-de-France. L’ONG espère bien marquer les esprits des consommateurs à seulement quelques jours des soldes d’hiver… 

 

La vérité en face

L’affiche est sobre mais sans équivoque : un jeune homme de dos, vêtu d’une parka sombre à la capuche décorée d’un liseré en fourrure duquel dégouline plusieurs traînées de sang. Le message est clair : la fourrure naît dans le sang et la douleur. Agrémentées de la phrase choc « J’aime les animaux… MORTS ! » et de la mention du site jeneportepasdefourrure.com, les affiches de l’ONG vous incitent non seulement à boycotter la fourrure disséminée dans le prêt-à-porter, mais aussi à signer la pétition visant à interdire les fermes d’élevages françaises destinées à entretenir ce commerce mortifère.

L’industrie de la fourrure aboutirait chaque année au massacre de plus de 140 millions de chiens, visons, renards, chinchillas, ratons laveurs, lapins et castors selon Oliver Rafin, le président de Fourrure Torture. Cette association, vouée corps et âme à la défense des animaux et viscéralement opposée au commerce de leurs peaux, organise chaque année depuis 2007 La Journée Sans Fourrure. Pour sa 11e édition, elle se tiendra la 13 janvier 2018, soit le premier week-end des soldes d’hiver, particulièrement bénéfique aux grandes maisons sans scrupules.

Brigitte Bardot en colère

Créée en 1986 par l’illustre sex-symbol de Et Dieu créa la femme, la Fondation Bardot lutte et milite pour l’éradication de toutes les souffrances animales dans le monde, et sur le territoire français. Pour peu que l’on s’intéresse à l’actualité, il n’est pas rare d’entendre les sempiternels coups de gueule de la célèbre actrice adressés à l’encontre des gouvernements successifs, trop pusillanimes pour clairement s’exprimer sur ces questions. Et le gouvernement Macron ne déroge pas à la règle : « J’ai écrit deux lettres ouvertes à Macron. Je n’ai eu aucune réponse. Je suis très déçue aussi de la façon dont Nicolas Hulot se laisse mettre le grappin dessus par un gouvernement qui se fout de l’écologie », raconte-t-elle à l’AFP.

La porte-parole la plus célèbre de la cause animale en France se désolait de ne pas voir la situation s’améliorer :  » J’ai 83 ans. Je n’ai pas trop de temps. Avant de rejoindre Johnny, il faudrait que j’aie au moins une satisfaction.  » Que Brigitte Bardot se rassure, les mentalités changent, et à grande vitesse : les scandales des renards obèses de Finlande et des lapins d’élevage Orylag ont profondément marqué l’opinion. Face à l’indignation collective suscitée par les fermes de renards, Gucci a annoncé abandonner tout recours à la fourrure animale, imitant ainsi l’exemple donné par de prestigieuses maisons telles que Armani, Tommy Hilfiger, Ralph Lauren ou Calvin Klein.

À grands renforts de documents chocs tournés par les associations militantes PETA et L214, la cause animale a fait de grands bonds en avant en France : nos indignes et révoltantes conditions d’abattage vont être totalement repensées et la chasse à courre vit ses derniers instants… L’année 2017 aura permis, non seulement la résurgence de la cause animale sur la scène politico-médiatique, mais aussi la redéfinition même de ce qu’était la « maltraitance animale ». Si 2017 a éveillé les consciences, 2018 poussera au passage à l’acte.


Echouer, c’est avoir la possibilité de recommencer de manière plus intelligente.

— Henry Ford