
À Astrakhan, ville russe proche de la frontière kazakhe, des archéologues ont mis au jour plusieurs sépultures, dont l’une contenait un sabre médiéval d’une taille inhabituelle.
Deux sépultures inhabituelles
Connu sous le nom de « Nid d’aigle », ce site funéraire utilisé entre le XIIe et le XIIIe siècle a fait l’objet de plusieurs campagnes de fouilles. Les dernières en date ont révélé une cinquantaine de sépultures d’influence musulmane, dont deux qualifiées de très inhabituelles.
Dans la première, ce sont les restes d’un homme ayant vraisemblablement connu une mort violente qui ont été découverts. Selon Tatyana Grechkina, de l’Université pédagogique nationale « Heritage », il avait été inhumé face contre terre, les mains et les pieds liés. Les lésions osseuses documentées indiquent une fracture sévère au niveau du cou, tandis que la présence de matériel équestre et d’autres artefacts suggèrent un statut social élevé.
Se trouvant sous celle-ci, la seconde sépulture datait des années 1250 et contenait les restes d’un probable guerrier enterré avec un sabre massif fiché dans un fourreau en bois. Comme le note le communiqué, sa lame mesurait 112 centimètres de long, dépassant de loin la taille habituelle de ce type d’arme à l’époque médiévale (environ 70 centimètres).
A giant 13th-century sabre found near Astrakhan, Russia, reveals a rare warrior burial from the Lower Volga during the age of Mongol influence and Golden Horde rule.https://t.co/f8kHF21bmn#Archaeology #Medieval #Russia pic.twitter.com/77G9h0UbBM
— De Antiquis (@DAntiquis) May 18, 2026
L’analyse du squelette indique que son propriétaire mesurait environ 1,75 mètre, soit une stature également bien supérieure à la moyenne de l’époque. « Il s’agissait vraisemblablement d’une arme fabriquée sur mesure, dont le maniement nécessitait une portée et une force considérables », estime le conservateur Mikhail Golovachev. « Les oxydes de fer ont contribué à la préservation de la lame à l’intérieur du fourreau. »
Nouvel éclairage
Ces découvertes contribuent à éclairer la vie des guerriers ainsi que les coutumes funéraires dans la région de la Basse Volga, lorsqu’elle était sous influence mongole.
À cette époque, la région d’Astrakhan était en effet administrée par la Horde d’Or, un puissant khanat fondé au XIIIe siècle qui dominait une grande partie des steppes eurasiatiques et contrôlait d’importantes routes commerciales reliant l’Europe orientale, l’Asie centrale et le Moyen-Orient.
Précédemment, une étude avait lié l’épidémie de peste noire en Europe à l’importation de grandes quantités de céréales produites par les populations mongoles établies autour de la mer d’Azov.
Par Yann Contegat, le
Source: Heritage Daily
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Catégories: Actualités, Histoire