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Hibou, puma et urine de tortue géante : les audacieuses expériences culinaires de Darwin

Il considérait la chair de tatou comme proche du poulet

Célèbre naturaliste britannique du XIXe siècle, Charles Darwin avait pour coutume, paraissant aujourd’hui bien déplacée, de goûter certaines des espèces animales exotiques qu’il découvrait.

Si Darwin est essentiellement connu pour ses travaux pionniers, lui valant d’être aujourd’hui considéré comme le père de la théorie moderne de l’évolution, le Britannique s’est également illustré en découvrant, collectant et même prédisant un grand nombre d’espèces animales et végétales.

Il s’avère que l’homme ne s’est pas contenté de décrire ces dernières : au cours de sa vie, il a eu l’occasion de goûter la chair, parfois peu recommandable, de dizaines de créatures.

Son penchant pour ces mets insolites s’est développé alors qu’il était encore étudiant. Membre du Glutton Club de l’université de Cambridge, il se réunissait chaque semaine avec d’autres « aventuriers culinaires » afin de déguster « des bêtes sauvages jusqu’alors inconnues du palais humain ».

Au cours de ces audacieux dîners, Darwin et ses camarades étaient amenés à consommer régulièrement des oiseaux, comme le faucon, le héron ou encore le hibou brun, dont la chair immonde fut poliment qualifiée par le groupe d’« indescriptible ».

Bien que cet « incident » ait marqué la fin du Glutton Club, cela n’a pas empêché Charles Darwin d’enchaîner les découvertes culinaires pour le moins exotiques au cours des décennies suivantes.

La chair du hibou brun n’était pas vraiment du goût des membres du Glutton Club

En 1831, le naturaliste anglais embarque à bord d’un navire de la Royal Navy, le HMS Beagle, pour un voyage autour du monde qui va durer cinq ans.

Lors de ses escales, Darwin déguste de la viande de puma, qu’il décrit comme « très proche de celle du veau », de tatou, qui s’avère « semblable à du poulet », mais aussi d’iguane et de tortue géante des Galápagos. Celui-ci va même jusqu’à prélever et goûter un échantillon d’urine de ladite tortue qu’il qualifie de « limpide » et de « légèrement amère ».

En Argentine, il se régale sans le savoir de la chair d’un nandou, plus grand oiseau d’Amérique du Sud apparenté à l’autruche. Darwin tentait désespérément d’en capturer un spécimen depuis de longs mois, et son équipe a cru bon de lui faire une surprise en cuisinant l’animal qu’elle a réussi à abattre.

Lorsque le naturaliste apprend la nouvelle, il panique, ordonne à tout le monde d’arrêter de manger et rassemble fiévreusement les os, plumes, peau et gésiers du volatile. Ces restes sont ensuite envoyés en Angleterre afin d’y être étudiés.

Selon les archives personnelles du naturaliste, sa chair exotique favorite restait celle de l’agouti, un rongeur sud-américain pesant une dizaine de kilos, qu’il décrivait comme la meilleure viande qu’il ait jamais goûtée.

L’agouti reste la viande exotique favorite du naturaliste britannique

Si les penchants culinaires de Charles Darwin peuvent sembler particulièrement étranges aujourd’hui, de nombreux documents historiques attestent qu’il était loin d’être le seul naturaliste à se livrer à ce type d’expériences. Il était en effet courant à cette époque de mettre à contribution ses cinq sens « au nom de la science ».

Pour aller plus loin, découvrez ces 6 faits insolites sur le naturaliste britannique.

Par Yann Contegat, le

Source: All That Is Interesting

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