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En plus de stopper la circulation du coronavirus, le confinement a permis aux animaux sauvages de respirer quelques mois. C’est le cas des éléphants qui sont pourchassés et tués au Sri Lanka par les humains. Les chiffres sont catastrophiques.

Le conflit entre humains et éléphants inquiète les défenseurs de l’environnement

Les confrontations entre les éléphants et les humains ont fortement augmenté entre 2018 et 2019 au Sri Lanka. Un triste constat qui a pu être stoppé pendant le confinement. En 2019, 405 éléphants ont été tués de la main de l’homme par balle ou empoisonnement, contre 360 en 2018. Des répercussions tragiques car « seulement » 121 personnes en 2019 et 96 en 2018 ont été tuées par les mammifères.

Les éléphants se permettent d’entrer dans les villages pour trouver de quoi se nourrir à cause de la diminution de leurs zones d’habitation. Le confinement de mars à fin juin a permis aux éléphants de souffler puisque les hommes ne pouvaient pas sortir. La preuve, les décès d’éléphants ont chuté de 40 %. Toutefois, Jayantha Jayewardene, spécialiste des éléphants, a temporisé cette bonne nouvelle : « Mais ce n’est que temporaire. Les agriculteurs vont commencer à défendre leurs récoltes et les tueries vont reprendre. »

La population des éléphants asiatiques en danger

Ces actes sont horribles quand on sait que les éléphants asiatiques sont considérés comme sacrés et protégés dans ce pays à majorité bouddhiste. Sumith Pilapitiya, défenseur des animaux et ancien directeur général du Département gouvernemental de la faune et de la flore sauvages, tire la sonnette d’alarme : « L’éléphant asiatique est une espèce classée en danger et nous ne pouvons donc pas nous permettre de perdre des éléphants à cette cadence. »

Le dernier recensement dévoile la triste réalité. La population des éléphants au Sri Lanka est de 7 000 contre 12 000 au début des années 1900. Fort heureusement, des zoologistes disent avoir aperçu des bébés éléphants jumeaux en liberté au sanctuaire de Minneriya : une première au Sri Lanka.

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