Des archéologues ont cartographié un monument circulaire sur l’île d’Arran. En effet, cette structure reste totalement invisible depuis la surface. Enfoui à Machrie Moor, ce temple redéfinit donc nos connaissances sur les rituels du Néolithique grâce aux technologies modernes.

Une simple démonstration technique révèle un trésor archéologique insoupçonné
Au départ, les scientifiques de l’organisme Historic Environment Scotland ne cherchaient pas de vestiges sur l’île d’Arran. Leur projet visait simplement à tester de nouveaux instruments de prospection géophysique. Par conséquent, ils ciblaient des zones marécageuses.
En déplaçant ces capteurs, l’équipe a ainsi mesuré de minimes variations magnétiques souterraines. Pourtant, les résultats ont rapidement dépassé leurs prévisions. Les chercheurs ont alors découvert un ensemble circulaire, préservé par la tourbe.
Douze anomalies magnétiques dessinent les contours d’une immense structure circulaire
De plus, les analyses cartographiques montrent un tracé composé de douze fosses distinctes. Celles-ci forment un cercle d’environ 28 mètres de diamètre. En outre, chaque cavité se situe à 6,5 mètres de sa voisine.
Toutefois, deux espaces vides plus larges suggèrent l’existence passée de deux autres cavités. Ces emplacements ont probablement disparu à cause de l’érosion. Selon le responsable Nick Hannon, cette organisation géométrique témoigne d’un soin particulier. Ainsi, les bâtisseurs planifiaient méticuleusement ces édifices.
Pour le moment, aucune fouille n’a été entreprise sur le terrain. En effet, les analyses ne signalent pas d’éléments pierreux dans les cavités. L’incertitude plane donc sur les matériaux de construction d’origine.
Un alignement avec le soleil du solstice d’été pour guider les rituels anciens
D’abord, le monument s’intègre dans un vaste complexe préhistorique occupé entre 3500 et 1500 avant notre ère. La lande de Machrie Moor abritait déjà six cercles connus. De ce fait, elle constituait un pôle spirituel majeur en Écosse.
Par ailleurs, plusieurs de ces structures partagent une orientation commune très précise. Elles pointent directement vers un relief de la vallée de Machrie Glen. C’est là que se lève le soleil lors du solstice d’été.
Ce lien céleste suggère que ces monuments servaient surtout de repères temporels pour la communauté. Par conséquent, ils accueillaient des célébrations agricoles saisonnières et divers rassemblements majeurs au fil des années.
Des poteaux de bois devenus pierre pour accompagner le culte des morts
Ensuite, les fouilles menées sur d’autres cercles indiquent que ces monuments ont connu plusieurs vies. Les bâtisseurs érigeaient souvent de premiers édifices en poteaux de bois. Plus tard, ils les remplaçaient par des menhirs de pierre.
De plus, l’utilité des lieux a également évolué au fil des générations. Conçus d’abord pour des rassemblements, ces espaces ont ensuite accueilli des sépultures et des crémations. Ils sont ainsi devenus des sanctuaires.
Par Eric Rafidiarimanana, le
Catégories: Actualités, Histoire