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L’OMS l’a annoncé en novembre dernier, le Covid-19 sera avec nous pour toujours. Des chercheurs américains pensent que le coronavirus pourrait devenir un virus qui infectera chaque année la population. Et au fur et à mesure des réinfections, le système immunitaire s’y adapterait jusqu’à ce que la maladie soit comparable à un simple rhume.

« Le virus est avec nous pour toujours »

Pour cette étude publiée dans la revue Science, des chercheurs américains se sont basés sur des données immunologiques et épidémiologiques de six coronavirus humains : quatre bénins qui sont à l’origine du rhume (229E, NL63, OC43 et HKU1) et les virus du SARS et du MERS, qui sont responsables de pandémies limitées de pneumopathies en 2002 et en 2012. D’après l’hypothèse centrale de l’étude, le Covid-19 pourrait devenir similaire à ses homologues à l’avenir.

Les chercheurs indiquent qu’il est peu probable que la maladie disparaisse, même avec les vaccins. En revanche, elle pourrait devenir bénigne, une fois que la population mondiale développera une immunité, suite aux réinfections et aux vaccinations. Cela peut s’expliquer avec un schéma classique du rhume. Les jeunes enfants sont infectés pour la première fois entre trois et cinq ans. Ils sont ensuite infectés régulièrement, sans conséquences graves sur leur santé, jusqu’à ce que leurs défenses immunitaires se renforcent de sorte que l’infection ne provoque plus que des symptômes bénins.

« Le temps qu’il faudra pour atteindre ce stade dépend de la vitesse à laquelle on aura atteint cette immunité de groupe. Plus vite une majorité de gens aura été infectée ou vaccinée, plus vite nous atteindrons ce stade endémique », explique Jennie Lavine, post-doctorante à l’université d’Emory à Atlanta et principale auteure de l’étude.

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Qu’en est-il des mutations du virus ?

Les virus sur lesquels les chercheurs se sont basés n’évoluent toutefois pas de cette façon. En effet, le MERS ne suit pas ce schéma car il entraîne une forte létalité chez les enfants. Dans le cas où le Covid-19 suivrait ce dernier scénario, une vaccination précoce serait plus que nécessaire, comme pour la rougeole. En outre, Jennie Lavine indique que la mutation du virus ne changerait pas grand-chose. Selon elle, des réinfections fréquentes, avec différentes souches, renforceraient l’immunité contre d’autres coronavirus.

D’autres scientifiques partagent l’avis de ces chercheurs. « Nous vivons avec cette maladie saisonnière et elle n’est plus traitée comme une maladie d’importance primordiale, même si elle fait toujours beaucoup de morts. Nous parvenons à contenir les épidémies parce que nous avons mis en place une stratégie de vaccination et qu’il y a des structures de surveillance à l’échelle internationale », a indiqué Romulus Breban, chercheur à l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur.

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athena

En résumé, on se base sur des principes théoriques : tous les virus mutent et les humains développent leur immunité, mais on n’en sait pas vraiment plus. Vacciner les enfants contre le MERS, oui mais quand on sera au point ! Actuellement, on nous vaccine avec des produits plus ou moins efficaces, non sans risques, développés à partir d’une souche (le Covid19) qui a déjà muté. Je vis à la campagne depuis onze ans, au grand air, donc. Je ne reste pas enfermée à la maison. Je me suis adaptée à un climat plus rude qu’à la ville et n’ai… Lire la suite »