© Microsoft / Sony

Il y a quelques jours, Sony et Microsoft dévoilaient les fiches techniques de leurs futures consoles de salon. Bien que les deux machines soient basées sur une architecture similaire, elles cultivent plusieurs différences notables. Tour d’horizon.

Comme évoqué dans l’introduction, si la PS5 et la Xbox Series X reposent sur une architecture proche, il semble que leurs constructeurs aient choisi de privilégier des domaines différents. Dans ce comparatif, on analyse point par point les différences entre leurs composants principaux (processeur, puce graphique, mémoire et stockage interne).

Processeur : avantage Microsoft

PS5 : AMD Zen 2 personnalisé avec huit cœurs à 3,5 GHz (fréquence variable)

Xbox Series X : AMD Zen 2 personnalisé avec huit cœurs à 3,8 GHz (3,66 GHz en multithreading)

Tous deux basés sur la microarchitecture Zen 2 d’AMD, les processeurs embarquent 8 cœurs mais tournent à une fréquence différente. Chez Microsoft, elle est fixée à 3,8 GHz pour les jeux reposant sur un seul cœur, et tombe à 3,66 GHz pour les applications en sollicitant davantage. Côté PS5, si processeur et puce graphique fonctionnent à une fréquence variable afin d’optimiser le refroidissement, le premier cité peut théoriquement atteindre une fréquence de 3,5 GHz.

Puce graphique : avantage Microsoft

PS5 : RDNA 2 personnalisé (10,28 Téraflops), 36 unités de calcul à 2,23 GHz (fréquence variable)

Xbox Series X : RDNA 2 personnalisé (12 Téraflops), 52 unités de calcul à 1,825 GHz

À l’instar de leurs processeurs, les deux machines utilisent également une architecture similaire en ce qui concerne leurs puces graphiques : celles-ci sont toutes deux basées sur le GPU Radeon DNA, également conçu par la firme AMD. Et c’est encore une fois Microsoft qui remporte la manche, avec un nombre d’unités de calcul beaucoup plus élevé (52 contre 36), assurant une puissance de calcul théorique de 12 Téraflops pour la Xbox Series X contre 10,28 pour la PS5, malgré une fréquence de fonctionnement plus élevée pour cette dernière.

Mémoire : statu quo ou presque

PS5 : 16 Go GDDR6 avec un bus de 256 Mo (448 Go/s de bande passante)

Xbox Series X : 16 Go GDDR6 avec un bus de 320 Mo (10 Go à 560 Go/s et 6 Go à 336 Go/s de bande passante)

Si les deux consoles intègrent chacune 16 Go de mémoire GDDR6, le bus mémoire s’avère plus étroit sur PS5, ce qui se traduit par un nombre plus faible de voies par lesquelles transitent les données. La principale différence est plutôt à chercher du côté de la façon dont la mémoire est gérée sur les deux machines.

Chez Sony, celle-ci est unifiée et dispose d’une bande passante de 448 Go/s, tandis que Microsoft a choisi de la diviser en deux sections : 10 Go alloués aux opérations graphiques à 560 Go/s, et 6 Go de mémoire standard à 336 Go/s, dédiée aux opérations courantes et au rendu sonore, qui ne nécessitent pas une bande passante phénoménale.

Stockage : avantage Sony

PS5 : SSD personnalisé de 825 Go avec un débit de 5,5 Go/s (brut) et 8 à 9 Go/s (compressé)

Xbox Series X : SSD NVME personnalisé de 1 To avec un débit de 2,4 Go/s (brut) et de 4,8 Go/s (compressé)

C’est précisément dans ce domaine que réside la plus grande différence entre les deux machines. Si la Xbox Series X se montre théoriquement plus performante que sa concurrente en ce qui concerne le processeur et la puce graphique et la mémoire vive, Sony tire son épingle du jeu avec un SSD ultra-rapide. Deux fois plus véloce que celui de sa consœur, celui-ci promet des temps de chargement extrêmement réduits, et un confort d’utilisation optimal.

Bien évidemment, tout cela reste théorique, et il faudra encore patienter quelques mois afin de pouvoir juger des performances réelles des deux systèmes.

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