— le bouil baptiste / Shutterstock.com

Réputées pour leur taille et leurs capacités impressionnantes, les baleines bleues sont d’ores et déjà les animaux de tous les records. Pouvant dépasser les 30 mètres de longueur et peser jusqu’à 170 tonnes, il est le plus gros animal vivant actuellement sur Terre. Logiquement, la taille de ses organes est proportionnelle, et tout aussi spectaculaire : son coeur est en effet si gros que ses battements peuvent être entendus à plus de 3,2 kilomètres !

Animaux grandioses, les baleines bleues ne cessent de fasciner plongeurs et scientifiques. Mais leurs coeurs sont également des objets d’études constants. Et pour cause : au cours de l’évolution des espèces, tous les coeurs de mammifères ont développé la même structure de base. Comprendre le fonctionnement d’un coeur de baleine revient ainsi à comprendre le fonctionnement d’un coeur humain !

Avec un coeur pesant près de 600 kilos, contre 250 ou 300 grammes chez les humains, il met en circulation près de 10 000 litres de sang et intéresse de très près les biologistes. En effet, si chaque coeur est stimulé par des impulsions électriques actionnées par le sodium ainsi que le potassium, la taille du coeur d’une espèce influe sur le rythme cardiaque. Ainsi, plus le mammifère est petit, plus son coeur bat vite, et plus il est difficile d’entendre et de comprendre ce qu’il s’y passe.

Mais, considérant la taille de l’animal, les baleines bleues ne connaissent pas ce problème : leur palpitant massif, ainsi que leur habitat marin, dans lequel les vibrations du son peuvent porter cinq fois plus loin qu’à l’air libre, permettent de capter sans difficulté les battements de leur coeur avec l’aide d’équipements acoustiques modernes.

Perceptibles jusqu’à 3,2 kilomètres, les battements d’un coeur de baleine sont ainsi inférieurs à 20 bpm par minute, contre environ 70 pour l’Homme ! On estime également que les artères menant au coeur sont si massives qu’un être humain de taille moyenne pourrait même y nager ! Vous avez dit impressionnant ?

Par leur taille imposante et leur facilité de manipulation, les coeurs de baleines nous ont été d’une aide précieuse dans certains domaines, notamment en médecine : c’est en étudiant le coeur d’une baleine et en découvrant que la contraction du myocarde était commandée par des fibres minuscules émettant des signaux électriques, que le docteur Jorge Reynolds Pombo publie des travaux qui inspireront plus tard la fabrication du premier pacemaker en 1952.

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